Le mythe et la réalité… (3)

Comment se construit une propagande ? Réponse en images.

Un enfant palestinien se bat contre des soldats israéliens...fictifs.
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Le symbole: une visibilité garantie...
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Du journaliste au porte-parole de mouvements radicaux: le journaliste face à l'intimidation
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7 réflexions sur “Le mythe et la réalité… (3)

  1. Sur votre titre « Le mythe et la réalité », vous savez que j’ai peine à croire qu’on puisse être dans le camp du réel (avec l’ennemi du côté du mythe).
    Il me semble que la déconstruction du discours de l’autre permet ici de ne pas aborder Gaza, dans sa tragédie, et dont je crois qu’elle n’est pas qu’une tragédie palestinienne. Que l’histoire d’Israël aboutisse (même provisoirement) à la situation de Gaza, voilà qui pose question au sionisme, aux sionistes, et à tous ceux qui sont / ont été / ont tenté d’être leurs amis.

    Vos photos me gênent aussi. Leur publication participe de cette violence dénonciatoire, et je vous invite pour ma part à penser, à imaginer la beauté d’un palestinien de Gaza. Le sionisme ne saurait être une série de dégoûts et de dénonciations successive d’un ennemi polymorphe.
    (Je vous propose de toujours penser à l’exposition anti-juive de Paris, sous l’occupation, quand vous aurez vous-même la tentation de montrer une photo censée prouver la malignité de l’autre.)

    1. Merci de votre commentaire. Effectivement, ma démarche s’apparente à des essais de deconstruction, et à cet égard, je suis surpris de voir que votre analyse critique s’évapore dès lors qu’il s’agisse de la « tragédie palestinienne ». Permettez moi de relativiser cette dramatisation à outrance, et il suffit de regarder ailleurs, même en Iraq, pour voir que d’autres peuples subissent de véritables « tragédies » sans bénéficier ni même orchestrer une quelconque mise en scène de la souffrance. Il est aussi surprenant que vous m’invitiez à

      imaginer la beauté d’un palestinien de Gaza

      . C’est curieux, et l’esthétisation d’un conflit laisse présager également un parti pris qui ne s’assume pas entièrement…
      Ce n’est pas le sionisme qui est fait du dégoût de l’autre, mais l’antisionisme qui cherche à masquer la nature « polymorphe » d’un « ennemi » qui n’a jamais cessé de refuser au Juifs le droit à la liberté. Il suffit d’aller sur des forums internet, pour se rendre compte que la seule place accordée aux juifs est comme minorité sans droit.
      Je ne dis pas en tant que tel que l’ennemi est un mythe, il est au contraire tout à fait réel. La démythification porte plutôt sur les poncifs généralement admis d’une confrontation entre sionistes surarmés et palestiniens armés de leur seule volonté.
      Mon intention, et pas seulement dans cette article, est de répondre à la démonisation dont est indubitablement victime Israel et le sionisme.

  2. Je vous rejoins quand vous pointez le danger d’esthétisation du conflit, ou de l’un de ses protagonistes. Mais précisément, je parle là de la beauté d’un palestinien comme possibilité de ne pas y voir qu’un belligérant.
    (J’ai fait des photos de jeunes syriens s’entraînant au hand que j’ai en partie publiées sur filsdabel2).

    La démonisation d’Israël : oui, bien sûr, et je n’en doute pas une seconde, mais je crois aussi qu’il y a une démonisation des arabes, et d’une certaine manière je crois que vous y participez. C’était le sens de mon commentaire.

    Sur le parti-pris qui ne s’assume pas : ne me soupçonnez pas (c’est emmerdant, et fatigant pour vous aussi), aussi j’avoue tout. Je viens du sionisme (ma famille, mes amis), mais je ne suis plus du côté d’Israël. C’est évidemment compliqué, irrésumable en quelques lignes, mais je suis chez vous, non pas en ennemi, mais en contradicteur « plutôt du côté arabe ». J’aimerais que cette position vous soit acceptable.

    1. Disons que ce sont les Jihadistes qui eux-mêmes imposent l’image de belligérants radicaux (et pas seulement dans les médias salafistes)…
      Je me demande juste si vous faites la même remarque aux sites antisionistes qui perpétuent la dichotomie juif-belligérant / arabe-victime… et auxquels indirectement je réponds… La société palestinienne, ce n’est pas l’image d’Epinal diffusée par ceux qui veulent présenter Israel comme un Etat belliciste.
      Vous aurez constaté, je l’espère, que, selon nos médias, Tsahal se serait battu en décembre-janvier dernier uniquement contre des civils… C’est aussi en réponse à cela que je montre la militarisation acharnée de mouvements comme le hamas…

      1. En fait, je ne participe à aucune discussion sur les sites anti-sionistes. Il m’arrive d’échanger vertement sur tel ou tel point, avec plus ou moins d’habileté, sur des sites « généralistes », encore que… pas très souvent.

        Vous me demandez au fond si je fais deux poids deux mesures : oui, probablement. Si vous me poussiez dans mes retranchements, je vous dirais que j’appartiens aux juifs à qui je dois ce que je suis, et que j’ai appris à aimer les arabes (la formule est à l’emporte-pièces, pardon). Aux premiers je demande d’être exemplaires, aux seconds de ne pas trop exagérer. A vous de juger si c’est là partialité haineuse, ou respect filial d’un goy élevé dans une famille qui ne l’était pas, fils sans l’être et qui, malgré lui, pense « nous ».

        Je vous laisse sur cette confidence, ne voulant abuser de votre hospitalité… quasi arabo-musulmanne… si si…

  3. Vous écrivez : « je suis surpris de voir que votre analyse critique s’évapore dès lors qu’il s’agisse de la “tragédie palestinienne”

    Non, aucune vapeur à l’horizon. Ne décryptez pas, mais lisez (par exemple « même provisoirement » qui est une nuance).

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