Le courant pacifiste israélien et ses errements.

Du pacifisme d’inspiration sioniste au militantisme radical anti-israélien

En parcourant les médias, vous serez peut-être amenés à penser que les seuls israéliens favorables à la paix sont ceux qui dérogent à la vulgate anti-israélienne : les pacifistes, auréolés de toutes les vertus et des meilleurs intentions. Des associations comme B’Tselem sont connues pour leur soutien aux Palestiniens et leur dénonciation de l’« occupation ». Si l’intention initiale des pacifistes israéliens était, d’après ce qu’ils annoncent, la défense du sionisme, on peut se demander pourquoi ces mêmes mouvements vont progressivement devenir des militants antisionistes extrêmes, compensant leur faible écho dans la société israélienne par une médiatisation aggressive.

Selon certains militants, c’est le fait de l’« occupation » qui les serait à l’origine de leur engagement contre la présence d’Israel en Cisjordanie. D’autres assurent que c’est par opposition aux religieux qui choisissent de s’établir en Judée et Samarie, et représenteraient ainsi un obstacle à la paix. D’autres enfin considèrent que c’est par simple attachement aux valeurs universelles qu’ils sont devenus antisionistes. Des valeurs qui pourtant conduisent ces groupes militants à soutenir les mouvements radicaux arabes ouvertement judéophobes. Et des valeurs universelles qui s’évanouissent dès qu’il est question de les appliquer à Israel. Comment comprendre cette contradiction ?

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