Aux origines de l’antisionisme. II-L’antisémitisme en France

L’histoire des Juifs en France se caractérise par cet écart entre le prestige (Rachi de Troyes,…) et la ségrégation (édit d’expulsion en 1394, Vichy,…). Le judaïsme en France connaît également plusieurs visages au cours de son histoire: principalement achkénaze alsacien, il accueillera à partir de la fin du XIXème siècle des Juifs venant d’Europe centrale et orientale, et les sefardim du monde arabe viendront dans la seconde moitié du XXème siècle revivifier un judaïsme traqué sous l’occupation allemande et affaibli par les déportations.

L’affaire Dreyfus est généralement présentée comme le facteur déclenchant la prise de conscience par Theodor Herzl de la nécessité d’établir un foyer où les Juifs pourraient vivre en sécurité sans être persécutés uniquement parce qu’ils sont Juifs.

La spécificité de l’antisémitisme en France est qu’il ne se fonde d’abord pas sur une considération pseudo-scientifique raciale, comme en Allemagne, même si cette composante sera présente et ressurgira sous Vichy. Elle n’est pas d’ailleurs un mouvement de masse auquel adhère les élites, les partis officiels : il regroupe des mouvements radicaux limités d’extrême droite ou d’extrême gauche, fondamentalement anti-républicains.

Les historiens ne cessent de dire qu’il y a une spécificité française,et que cette spécificité a pu conduire des Juifs à incarner la république à l’image de nombreux soldats, fonctionnaires, universitaires (Durkheim,..) hommes politiques comme Léon blum (qui assurera l’intérim le gouvernement de transition à la Libération…), penseurs (Bergson, prix Nobel plaidant la cause de la France contre l’Allemagne pendant la Première Guerre Mondiale,…) pour lesquels la loyauté à la nation française était la seule identité politique qu’ils avaient.

C’est pourtant et précisément dans le seul pays qui avait promu un Juif à l’État-major des armées que l’affaire Dreyfus a pu avoir lieu.

Et c’est avant même que l’Allemagne nazie ne présente ses exigences raciales que furent promulguées les lois de discrimination, d’exclusion et de criminalisation des juifs (3-4 octobre 1940) précédées par le rétablissement de la presse antisémite (27 août 1940: abrogation de la loi Marchandeau).

Liquider définitivement les questions juives. Institut des Questions Juives. 1941
Liquider définitivement les questions juives. Institut des Questions Juives. 1941

En France, la haine antijuive se fonde essentiellement sur une double contestation de la Révolution française : contestation d’origine religieuse (le recul du catholicisme) et contestation d’origine politique (le recul des forces conservatrices), qui se combinera avec l’idéologie raciale sous l’influence de la montée des totalitarismes (l’ennemi héréditaire n’est plus l’allemand mais le juif apatride)

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Pratique de l’histoire et dévoiements négationnistes

Créé en 1996 par Gilles Karmasyn, le site pratique de l\’histoire et dévoiements négationnistes s’est donné pour tâche de répondre avec les armes de l’analyse critique historienne, de répondre aux négationnistes (antijuifs ou antiarméniens) sur leur terrain. Ces derniers prétendent en effet que la shoah est une affaire d’historiens, devant être débattue par des historiens. Comme vous pourrez le lire dans les articles de ce site, ils pratiquent tout le contraire de l’histoire, mais une véritable arnaque nauséabonde.

La réponse de l'histoire au négationnisme. source: phdn.org/ -- spinga (c)
La réponse de l'histoire au négationnisme. source: phdn.org/ -- spinga (c)

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L’actu vue par JSS

le blog d'actualité de Jonathan-Simon Sellem
le blog d'actualité de Jonathan-Simon Sellem

Parmi les moyens non-institutionnels alternatifs de s’informer, il y a les blogs. Et parmi ces derniers, celui de Jonathan-Simon Sellem fait partie des sources que à contre-courant consulte régulièrement.

Le blog

Débuté fin 2008, et ayant notamment couvert l’opération Oferet Yetsukah entre fin décembre 2008 et mi janvier 2009, ce blog d’actualité a su démontré sa vivacité et sa rigueur au cours de ces derniers mois.

Offrant un regard pluriel sur le Proche-Orient, il se distingue par sa diversité: géopolitique, culture, politique intérieure israélienne et proche-orientale, portaits, médias, religion… On y trouve aussi un rubrique des grands discours ayant marqué le monde contemporain.

Certes, face à la richesse d’informations prodiguée, le format « blog » semble presqu’insuffisant, notamment pour retrouver des articles plus anciens. Mais ce blog offre un panorama large et varié sur le monde israélien, loin de toutes les déformations dont les médias européens sont coutumiers. Engagé sans être partisan, comme il le revendique, le blog JSS permet en un seul site d’accéder à des informations que vous auriez beaucoup de peine à dénicher.

Le blog JSS a été récompensé par son admirable travail par l’International Blog Award 2009 comme meilleur blog dans la catégorie « blogs créés il y a moins d’un an ». Une reconnaissance amplement justifiée!

Un blog que je recommande chaleureusement!

L’auteur

Ancien présentateur du JT de TFJ et ancien correspondant en Israel de cette même chaîne de tv, Jonathan Simon Sellem travaille actuellement, comme il l’indique, dans la diplomatie.

http://jss.over-blog.com/

Le Proche-Orient vu de l’intérieur: Mediarabe.info et Memri.org

La barrière des langues est bien souvent un obstacle pour parvenir à des informations fiables.

Le circuit de diffusion des informations impose un certain nombre de points de passage obligés que sont les traducteurs par exemple. Le doute est-il permis ?

Ces derniers disposent d’un véritable pouvoir de réorientation et de réadaptation à des fins politiques. Loin de toute déontologie. Ce doute n’est-il pas excessif ?

Un exemple

Source privilégiée de nombreux sites internet anti-israéliens, euh…officiellement de défense de la cause arabe en Palestine, Khaled Amayreh est un « journaliste » arabe de palestine vivant près de Hebron. En quoi quelques éléments biographiques nous permettraient-ils de mettre en doute la neutralité de ses informations ?

Amayreh a fait des études aux USA. Ses articles en anglais sont destinés à un public occidental. Il y pratique une rhétorique de surenchère dramatique, destinée à mettre en accusation, même de façon mensongère, les israéliens ou les juifs. Théorie du complot, accusations à charge, démonisation: tout y est.

Il est aussi correspondant de Palestine Times, situé à Londres, porte-parole officieux du Hamas, et connu pour son incitation à la violence envers les juifs et sa bienveillance pour les attentats contre les civils en Israel.

Êtes-vous alors condamnés à ne pouvoir comprendre le monde arabe qu’à travers ces manipulations ?

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Aux origines de l’antisionisme. I-L’antisémitisme: une archéologie

La naissance de l’« antisémitisme ». (c)

Étymologiquement, le terme « antisémitisme » et ses dérivés ne sont utilisés qu’à partir de février 1879, dans un essai du journaliste Wilhelm Marr intitulé La victoire de la germanité contre la judéité. Étudiée d’un point de vue non-confessionnel. Ce pamphlet est un véritable succès de librairie qui connut jusqu’à 12 éditions la même année. « Antisemitismus » fait alors office de slogan politique incarnant le tournant raciste d’une frange conservatrice et populiste de la politique allemande, donnant lieu à la création d’une Ligue des Antisémites (29 septembre 1879) ou à des partis se revendiquant d’une ligne politique raciste dirigée contre les juifs (Parti social-chrétien, Parti du Progrès…)

Fin septembre 1879, le discours du prédicateur luthérien Adolf Stoecker est ouvertement antisémite, et prône la ségrégation à l’encontre des juifs.

Entre 1880-1881 circule une pétition (la « pétition des antisémites »), obtenant à l’époque plus de 267 000 signataires, dont des personalités célèbres (Hans von Bülow,…) et un étudiant allemand sur cinq. Elle exigeait

  1. l’expulsion des juifs de tout emploi public, de l’armée et de la justice,
  2. l’interdiction pour les juifs d’exercer un emploi d’enseignant, à l’exception de quelques postes temporaires à l’université (sciences) et soumis à contrôle,
  3. le rétablissement de statistiques officielles concernant la proportion de population juive,
  4. de strictes restrictions à l’immigration juive en provenance de Russie ou d’Autriche-Hongrie.

Ces régions sont touchées par des progroms ayant eu lieu le 26 avril 1880 à Kiev, les 3,4 et 5 mai 1880 à Odessa, le 15 avril 1881 à Elisabetgrad, les mois de décembre et janvier 1881-1882 à Varsovie, etc…

Victimes de progrom. Russie blanche, 1910
Victimes de progrom. Russie blanche, 1910

Au même moment, en 1881, Charles-Eugène Dühring édite une brochure plus violente encore, intitulée La question juive: une question raciale, morale et culturelle, présentant les juifs comme menace à la pureté biologique et raciale, qualifiant les mesures de discriminations de faiblesse temporaire, appelant à des solutions définitives.. Lire la Suite

Aux origines de l’antisionisme

Les « antisionistes » accusent les « sionistes » de se cacher derrière l’Holocauste et l’antisémitisme pour mener une politique prétendûment disproportionnée à l’égard des « palestiniens ». Les « sionistes » affirment qu’il n’y a aucune différence entre « antisionisme » et « antisémitisme », l’un ayant visé les juifs en tant que minorité religieuse en Europe, l’autre, l’autre s’en prenant aux juifs en tant que minorité culturelle et politique au Proche-Orient.

Force est de constater qu’il y a une parenté évidente entre le discours antisémite et le discours antisioniste, et que les critiques de la politique israélienne sont en réalité bien plus nombreuses que les louanges. Y a-t-il vraiment un lien entre la shoah et la politique israélienne ? A-t-on alors le droit de critiquer l’« antisionisme » et ses partisans ? Comment un discours antisémite est-il encore possible, après la shoah ? Quel est le lien entre l’antisémitisme et la restauration de l’État d’Israel ?

Questions controversées dont on ne peut faire l’économie si l’on veut mettre en perspective le conflit arabo-israélien et les points de vue respectifs de chaque protagoniste.

Cette série d’articles est l’oeuvre originale de l’auteur de ce blog.

    Article 1 → I  L’antisémitisme: origine et logique (c)
    Article 2 → II  L’antisémitisme en France (c)
    Article 3 → III L’antisémitisme dans le monde musulman (c)
    Article 4 → IV L’ambivalence de l’antisionisme (c)

Le Bouclier Humain, ou les errements de la pratique journalistique

Les arabes et les médias occidentaux accusent les israéliens de viser délibérement les civils. Mais pour cela, il faut des images, il faut de quoi alimenter la polémique. L’accusation à charge doit pouvoir sembler crédible.  De façon cynique certes, on peut se demander, face à de telles accusations, pourquoi le conflit ne fait pas plus de victimes, comparé notamment au darfour ou aux autres conflits armés dans le monde.

Les israéliens, de leur côté, qualifient cette pratique de propagande, et parlent d’usage des civils comme bouclier humain.

Chacun est libre de son jugement:

Combattant du Hamas couvert par des civils (source: take-a-pen.org)
Combattant du Hamas couvert par des civils (source: take-a-pen.org)
Enfants obligés de servir de bouclier humain. Palestine. (source: take-a-pen.org)
Enfants obligés de servir de bouclier humain. Palestine. (source: take-a-pen.org)

En quoi consiste la responsabilité des médias ? Parler de médias libres est illusoire: tout média (presse, télévision, radio,…) ne peut prétendre à l’exclusivité de la vérité, pour deux raisons. Qui finance ce média? Le propriétaire peut intervenir dans la ligne éditoriale ou dans le recrutement des journalistes. Quelle est le contenu de la ligne éditoriale? Tout média part d’un certain nombre de présupposés et de prises de position politiques. Sans parler des pressions politiques, judiciaires, policières que peuvent subir des journalistes, et pas nécessairement dans les dictatures… De plus, comment les médias présentent-ils les faits? Avec quelles images? La responsabilité d’un média n’est donc pas de fournir la seule information vraie. En amont et en aval, le fait subit un certain nombre de distorsions et de reconstructions qui, finalement, font de l’information un donné politique. C’est à ce niveau qu’intervient l’idée de déontologie.

La déontologie, c’est la pratique du journalisme selon plusieurs critères.

  1. L’usage de sources fiables (dans un domaine donné), contradictoires (pour ne pas se contenter d’une éventuelle tentative d’influer l’information par le recours à une seule source), plurielles (si possible, multiplier les témoins et les preuves (images, lettres, photos, échanges téléphoniques,…).
  2. L’analyse critique des sources: en se demandant pour quelles raisons un témoin présente telle version des faits, ce qui est contradictoire, ce qui est cohérent, ce qui est trop cohérent, quels sont les rôles qu’il attribue à chacun des éléments qu’il insère dans son témoignage, à quelles informations il a accès pour formuler telle ou telle hypothèse.
  3. La mise en perspective: en changeant d’échelle, en faisant intervenir des situations parallèles ou similaires, en recherchant des éléments biographiques sur les intervenants, en se demandant qui a intérêt à la diffusion de telle info, et qui n’a aucun intérêt.
  4. La mise en forme. Cette question est controversée. C’est à ce niveau que la déontologie du journaliste est mise à l’épreuve. Face à des pressions extérieures, va-t-il céder et renoncer? Face au rédacteur en chef, va-t-il diffuser des informations contraires à la ligne éditoriale, même si ces infos sont le résultat d’une enquête de fond? Face à l’opinion publique et à l’effet de mode, le journaliste, va-t-il lui apporter sa caution, ou au contraire, va-t-il tenir tête?

La pratique journalistique est donc largement perméable aux interférences politiques ou idéologiques. Il ne s’agit pas de jeter la pierre aux journalistes du monde, ce sont des passionnés qui doivent bien souvent également subvenir aux besoins de leur famille. Les conditions d’exercice de la profession n’encouragent d’ailleurs généralement pas un travail de fond: impératif du temps et du scoop, demandes des rédacteurs en chef, non-protection des autorités policières dans le cas d’analyses à risques, pressions diverses. De nombreux journalistes ou citoyens paient de leur liberté ou de leur vie (Chine, Inde, Amérique latine,…) la volonté de tenir informé.

La différence fondamentale réside dans l’engagement de chacun des journalistes: ainsi, un journaliste qui révèle après enquête les liens entre politiciens et cartels de la drogue ne prend pas le même risque qu’un présentateur du JT qui évoque sans vérifier les sources le nombre de blessés fournis par le Hamas pendant l’opération Oferet Yetsukah.

Le journalisme est donc une corde étroite reliant l’éthique et l’allégeance. Conçue à partir du 18e comme instrument de formation de l’opinion publique et de la société civile face à l’oppression du pouvoir, la presse, et maintenant les médias, sont aussi devenus de moyens de propagande et de manipulation de l’opinion.

Metula News Agency

Parmi les médias francophones d’information, l’agence de presse MENA, acronyme de Metula News Agency, représente une agence à part.

Chose suffisamment rare pour que cela soit mentionné, elle pratique une véritable liberté d’écriture, associant diversité des points de vue, rigueur dans les investigations et indépendance dans les analyses.

Les thématiques principales sont politiques, stratégiques, et culturelles.

Dotée de relais tant en Israel ou en Occident que dans le monde arabe, l’agence offre des informations dont la fiabilité montre l’étendue de ses sources et la confiance qu’elles lui accordent.

Seule ombre au tableau, seule une partie de ses contributions sont accessibles librement, les autres étant accessibles par abonnement. Choix stratégique tout à fait légitime, l’agence ne dépend donc pas de bailleurs de fonds qui pourraient faire pression sur la ligne éditoriale et les échanges de vue entre rédacteurs.

logo de la Metula News Agency (c)
logo de la Metula News Agency (c)

Metula News Agency

La déclaration d’indépendance d’Israël

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ERETZ-ISRAEL est le lieu où naquit le peuple juif. C’est là que se forma son caractère spirituel, religieux et national. C’est là qu’il réalisa son indépendance, créa une culture d’une portée à la fois nationale et universelle et fit don de la Bible au monde entier.

Contraint à l’exil, le peuple juif demeura fidèle au pays d’Israël à travers toutes les dispersions, priant sans cesse pour y revenir, toujours avec l’espoir d’y restaurer sa liberté nationale.

Motivés par cet attachement historique, les juifs s’efforcèrent, au cours des siècles, de retourner au pays de leurs ancêtres pour y reconstituer leur Etat. Tout au long des dernières décennies, ils s’y rendirent en masse : pionniers, maapilim et défenseurs. Ils y défrichèrent le désert, firent renaître leur langue, bâtirent cités et villages et établirent une communauté en pleine croissance, ayant sa propre vie économique et culturelle. Ils n’aspiraient qu’à la paix encore qu’ils aient toujours été prêts à se défendre. Ils apportèrent les bienfaits du progrès à tous les habitants du pays. Ils nourrirent toujours l’espoir de réaliser leur indépendance nationale.

En 1897, inspiré par la vision de l’Etat juif qu’avait eue Théodore Herzl, le premier congrès sioniste proclama le droit du peuple juif à la renaissance nationale dans son propre pays. Ce droit fut reconnu par la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 et réaffirmé par le mandat de la Société des nations qui accordait une reconnaissance internationale formelle des liens du peuple juif avec la terre d’Israël, ainsi que de son droit d’y reconstituer son foyer national.

La Shoah qui anéantit des millions de juifs en Europe, démontra à nouveau l’urgence de remédier à l’absence d’une patrie juive par le rétablissement de l’Etat juif dans le pays d’Israël, qui ouvrirait ses portes à tous les juifs et conférerait au peuple juif l’égalité des droits au sein de la famille des nations.

Les survivants de la Shoah en Europe, ainsi que des juifs d’autres pays, revendiquant leur droit à une vie de dignité, de liberté et de travail dans la patrie de leurs ancêtres, et sans se laisser effrayer par les obstacles et la difficulté, cherchèrent sans relâche à rentrer au pays d’Israël.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le peuple juif dans le pays d’Israël contribua pleinement à la lutte menée par les nations éprises de liberté contre le fléau nazi. Les sacrifices de ses soldats et l’effort de guerre de ses travailleurs le qualifiaient pour prendre place à rang d’égalité parmi les peuples qui fondèrent l’Organisation des Nations unies.

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations unies adopta une résolution prévoyant la création d’un Etat juif indépendant dans le pays d’Israël et invita les habitants du pays à prendre les mesures nécessaires pour appliquer ce plan. La reconnaissance par les Nations unies du droit du peuple juif à établir son Etat indépendant ne saurait être révoquée.

C’est de plus, le droit naturel du peuple juif d’être une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre Etat souverain.

EN CONSEQUENCE, NOUS, MEMBRES DU CONSEIL NATIONAL REPRESENTANT LE PEUPLE JUIF DU PAYS D’ISRAEL ET LE MOUVEMENT SIONISTE MONDIAL, REUNIS AUJOURD’HUI, JOUR DE L’EXPIRATION DU MANDAT BRITANNIQUE, EN ASSEMBLEE SOLENNELLE, ET EN VERTU DES DROITS NATURELS ET HISTORIQUES DU PEUPLE JUIF, AINSI QUE DE LA RESOLUTION DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS UNIES, PROCLAMONS LA FONDATION DE L’ETAT JUIF DANS LE PAYS D’ISRAEL, QUI PORTERA LE NOM D’ETAT D’ISRAEL.

NOUS DECLARONS qu’à compter de la fin du mandat, à minuit, dans la nuit du 14 au 15 mai 1948, et jusqu’à ce que des organismes constitutionnels régulièrement élus entrent en fonction, conformément à une Constitution qui devra être adoptée par une Assemblée constituante d’ici le 1er octobre 1948, le présent Conseil agira en tant qu’Assemblée provisoire de l’Etat et que son propre organe exécutif, l’administration nationale, constituera le gouvernement provisoire de l’Etat d’Israël.

L’ETAT D’ISRAEL sera ouvert à l’immigration des juifs de tous les pays où ils sont dispersés; il développera le pays au bénéfice de tous ses habitants; il sera fondé sur les principes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes d’Israël; il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d’éducation et de culture; il assurera la sauvegarde et l’inviolabilité des Lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera les principes de la Charte des Nations unies.

L’ETAT D’ISRAEL est prêt à coopérer avec les organismes et représentants des Nations unies pour l’application de la résolution adoptée par l’Assemblée le 29 novembre 1947 et à prendre toutes les mesures pour réaliser l’union économique de toutes les parties du pays.

NOUS FAISONS APPEL aux Nations unies afin qu’elles aident le peuple juif à édifier son Etat et qu’elles admettent Israël dans la famille des nations.

Aux prises avec une brutale agression, NOUS INVITONS cependant les habitants arabes du pays à préserver les voies de la paix et à jouer leur rôle dans le développement de l’Etat sur la base d’une citoyenneté égale et complète et d’une juste représentation dans tous les organismes et les institutions de l’Etat, qu’ils soient provisoires ou permanents.

NOUS TENDONS la main de l’amitié, de la paix et du bon voisinage à tous les Etats qui nous entourent et à leurs peuples. Nous les invitons à coopérer avec la nation juive indépendante pour le bien commun de tous. L’Etat d’Israël est prêt à contribuer au progrès de l’ensemble du Moyen Orient.

NOUS LANÇONS UN APPEL au peuple juif de par le monde à se rallier à nous dans la tâche d’immigration et de mise en valeur, et à nous assister dans le grand combat que nous livrons pour réaliser le rêve poursuivi de génération en génération : la rédemption d’Israël.

CONFIANTS EN L’ETERNEL TOUT-PUISSANT, NOUS SIGNONS CETTE DECLARATION SUR LE SOL DE LA PATRIE, DANS LA VILLE DE TEL AVIV, EN CETTE SEANCE DE L’ASSEMBLEE PROVISOIRE DE L’ETAT, TENUE LA VEILLE DU CHABBATH, 5 IYAR 5708, QUATORZE MAI MIL NEUF CENT QUARANTE-HUIT.

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Terroriste ou activiste ?

Les médias sont gourmands d’euphémismes en tous genres. L’intention de ne blesser personne est louable: le « troisième âge », une « personne âgée », ces mots semblent plus respectueux que « vieillards »… Encore faudrait-il se demander si ces personnes âgées sont également respectées concrètement dans les maisons de retraite ou dans le cas d’acharnement médical. Mais c’est un autre débat.

Les médias préfèrent toujours leur arrogance à la déontologie. Ils se présentent dans l’exericie du juste milieu, et se prétendent impartiaux et objectifs.

En ce qui concerne le conflit israélo-arabe, il est évident q’un un journaliste ne serait pas très crédible, du moins pour être plus clair, il ne serait tout simplement pas un journaliste, s’il qualifiait un combattant du Hamas de shahid, de martyr, comme le répêtent à longueur de journée les médias palestiniens (alHayyat alJadida, alAqsa-TV,…).

Mais dans tous les cas, il s’agit de dédouanner les palestiniens de toute intention belliqueuse, bref il s’agit de faire passer Israel pour l’origine et la cause unique du conflit. Dans ce petit jeu de langage, l’Agence France Presse est notamment passée maître dans l’art de la glissade contrôlée. Avec un but en tête, ne jamais qualifier ce membre du Hamas, comme le font les israéliens, à savoir comme ce qu’il est, un terroriste (qui vise à terroriser une population civile et ne vise qu’une population civile).

"Activistes" palestiniens... Ein elHilweh (source: alAkhbar)
"Activistes" palestiniens... Ein elHilweh (source: alAkhbar)

Nos « journalistes » ont alors déniché la perle rare, le mot-valise qui veut tout dire et rien dire: l’activiste. Quitte à brouiller la différence fondamentale entre un militant politique et un milicien. Le terme d’activiste permet d’accréditer l’idée qu’Israel ne se battrait pas contre des combattants armés, mais contre des militants politiques, ou même, contre des militants des droits de l’homme.

Cela s’appelle une stratégie concertée de démonisation idéologique.

Exercice pratique:

  • « Un activiste palestinien a mené une lutte de résistance contre l’occupation sioniste en faisant une incursion dans le village de Bat Ayin. »
  • « Le 2 avril, un arabe palestinien est entré dans le village de Bat Ayin. Il a assassiné à la hâche Moshé Native, 16 ans, qui jouait avec son frère de 7 ans. »

Quelle est la version qui semble la plus crédible et la plus impartiale ?

Ne s’agit’il pas d’un acte de « terrorisme », visant le meurtre sauvage d’enfants innocents ?

Sderot – Israel

La pratique de la désinformation, c’est aussi la pratique de l’omission volontaire.

Quelles sont les effets du bombardement du Sud d’Israel par les missiles envoyés depuis la bande de Gaza ?

Destructions à Sderot (photo amir cohen pour reuters)
Destructions à Sderot (photo amir cohen pour reuters)
Destruction à Sderot (photo services de sécurité municipaux)
Destruction à Sderot (photo services de sécurité municipaux)

La résistance palestinienne. Mettre fin à un mythe…

Que ce soit à la radio, à la tv, ou dans la presse, les médias mettent en scène le conflit israélo-arabe comme la confrontation entre une armée surpuissante et des adolescents armés seulement du légitime désir de vivre libre.

Cette présentation caricaturale a pour finalité de décrédibiliser l’armée de défense d’Israel et de cautionner les mensonges les plus flagrants sur de supposés crimes envers les civils.

Il me semble qu’il faut rappeler deux réalités.

  1. L’armée de défense d’Israel est chargée d’assurer la sécurité de tout israélien. Elle a dû à plusieurs reprises faire face aux armées arabes coalisées. Elle est en situation de légitime défense tant que le monde arabe ne renoncera pas à détruire ce pays.
  2. Les  palestiniens disposent d’un armement militaire, ce qui contredit de façon évidente les images relayées par les médias de civils victimes d’une oppression militaire. Cela de l’armement antichar à la manipulation d’explosifs, IED, roquettes, …
  3. Certains parlent de l’écart criant entre l’équipement israélien et l’équipement palestinien. La différence est fondamentale, Israel doit être en mesure de répondre à des aggressions en provenance d’états voisins à l’armement sophistiqué ET de répondre à la guerilla parmi les civils menés par les combattants jihadistes. Si vous comparez ce qui est comparable, vous constaterez que Tsahal est une armée moins nombreuse et moins puissante que celles des pays arabes qui se sont déjà coalisés par le passé.

Les milices palestiniennes se servent de la population civile comme bouclier humain et comme instrument de chantage.

Les images ont un objectif: montrer la réalité de terrain, et conduire tout un chacun à un jugement équilibré sur la situation au Proche-Orient.

Diffusé sur al-jazeera: Lancer de missiles qassam vers israel depuis la bande de gazaCette image provient de la chaîne al-jazeeza. Elle montre des miliciens du jihad islamique activant le lancement de missiles en direction d’Israel.

Pour rappel, ces missiles (qassam, grad,…) visent des civils israéliens, et n’ont donc aucune visée militaire, et ne peuvent prétendre être justifiée par aucune défense. Il s’agit de violences perpétrées intentionnellement contre des civils, et à ce titre, sont des crimes de guerre.

Le déclenchement de l’opération Oferet Yetsukah  (coulée de plomb) en décembre dernier répond à l’offensive palestinienne contre les civils israéliens entamée depuis plus de huit ans !

Ces missiles sont un symbole. Ils montrent la partialité des médias et des opinions publiques internationales et ils démontrent que l’intention des palestiniens n’est pas de parvenir à la paix, d’autant plus que plus aucun juif ne vit à Gaza et que les palestiniens y sont libres de se gouverner depuis le désengagement.

Pour les arabophones, la consultation des sites des combattants arabes en palestine permet de lever toute censure politiquement correcte et de voir quel est le projet réel et quels sont les moyens de ces mouvements déterminés à éliminer toute présence juive.

Extrait al jazeeraNous sommes loin de l’image d’épinal d’enfants lançant des pierres. Habillés de treillis, armés de mitrailleuses et d’un lanceur de missile, ces membres du jihad islamique sont loin d’être de simples civils luttant pour les droits de l’homme, comme on nous le fait généralement croire. Et les véritables militants arabes des droits de l’homme sont eux-mêmes victimes de la censure et de la violence des « activistes palestiniens ».

Quel est l’intérêt de ces missiles pour les combattants jihadistes arabes?

Ils sont de fabrication aisée, facilement transportables, et peuvent être lancés tant en terrain dégagé (avec le risque d’être repéré) qu’en terrain couvert, parmi les civils. Et surtout, ils permettent un bombardement du territoire israélien constant, laissant aux civils 15 secondes pour rejoindre les abris!

Pour rappel, les zones visées par les missiles qassam ou grad touchent des cibles allant jusqu’à presque 40km dans le territoire israélien, territoire qui n’inclut aucunement les « territoires disputés » et resteraient donc israélien si les palestiniens choisissaient la voie politique en créant un état souhaitant la paix. La « résistance » est un piètre alibi…

Pour ceux qui doutent encore que Tsahal doive se battre contre de véritables armées à l’armement moderne, voici quelques images :

Agent du hamas, armement 12,7mm (chaîne al-aqsa tv)
Agent du hamas, armement 12,7mm (chaîne al-aqsa tv)
Tireur d'élite de la brigade alNusseirat des Brigades Izzedine elQassam, fusil d'assaut Dragunov
Tireur d'élite de la brigade alNusseirat des Brigades Izzedine elQassam, fusil d'assaut Dragunov
Séance d'entraînement à la manipulation d'un RPG-7 antichar (site Filastin alMubashir)
Séance d'entraînement à la manipulation d'un RPG-7 antichar (site Filastin alMubashir)
Force exécutive du Hamas, lanceur alYassin
Force exécutive du Hamas, lanceur alYassin
Combattant Jihad Palestinien
Combattant Jihad Palestinien

Désinformation…

La désinformation consiste à présenter volontairement un fait de façon partiale et biaisée. Dans le cas d’un JT, cela consiste à sélectionner des images, à tronquer la présentation, pour finalement diffuser une fausse information à des fins politiques ou idéologiques.

La désinformation anti-israélienne est une réalité que peu de gens reconnaissent. Il est vrai qu’il est difficile de mettre en cause la probité et la déontologie des journalistes, censés « informer » avec objectivité.

La preuve par l’exemple:

Il me semble que plusieurs constats doivent être fait:

France 3 annonce que les soldats israéliens riposent par balle réelle, ce que le reportage ne montre pas.

France 3 coupe toute image du milicien armé de kalachnikov, alors que l’on est en droit de se demander pourquoi des enfants et des adolescents le couvrent pendant qu’il vise la jeep des soldats israéliens.

France 3 ne donne pas la parole aux soldats israéliens, ce qui, sans prendre parti pour l’un ou l’autre camp, est déontologiquement la base du journalisme.

France 3 tisse à tort un lien explicite en la riposte supposée armée des israéliens et le décès de l’enfant.

Tf1 fait allusion à l’affaire dura, en rappelant le nombre de journalistes témoins de la scène, soulignant bien en quoi ces images peuvent faire l’objet de manipulations.

Sderot – Israel

Une réalité que peu de gens en Europe connaissent. Et pour cause, cette vidéo de 2007 montre que dans le conflit israélo-arabe, les réponses manichéennes, avec les « bons palestiniens armés de pierres » et les « méchants sionistes armés de tanks », ne collent pas à la réalité.

Magen David Adom est l’équivalent de la Croix Rouge en France. Créé au début des années 1930, il est depuis le 12 Juillet 1950 le service d’urgence en Israel.

Dès 1949, l’organisation israélienne souhaite intégrer le Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge. Pour des raisons politiques, son entrée lui ait refusée, et il faudra attendre 2006 pour que le Magen David Adom devienne membre de plein droit, en même temps que le Croissant Rouge palestinien, né quant à lui en 1968 à Damas.
Site officiel de Magen David Adom France