Le terrorisme anti-israélien: persistance et continuités (3)

Le phénomène terroriste ne peut être réduit à une confrontation entre idéologies. Comme le soulignait le penseur allemand Kant dès la fin du XVIIIe, il arrive souvent qu’en théorie tout semble limpide, mais qu’en pratique, cela ne fonctionne pas. La diversité des points de vue, la complexité des contextes politiques, culturels ou sociaux, ou l’acceptation de la différence ont tendance à abandonner le terrain face aux réductions intempestives, que nous assènent les médias.

Le terrorisme a pour but la déshumanisation des individus visés. Il n’est pas une réaction face à une situation ressentie comme injuste, il est ô combien impératif de le rappeler dans une époque de raidissement des idéologies et de banalisation de la violence, ce que Hannah Arendt aurait appelé la banalisation du mal, c’est-à-dire la perte du sentiment de révolte face à l’injustice subie par son prochain. C’est la suspension radicale du principe de réciprocité.

A un non-juif qui souhaitait se convertir et apprendre la Loi rapidement, Hillel répondit: Ne fais pas à ton prochain ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse. Tout le reste n’est que commentaire. (Traité Shabbat 31a).

« Ces gens qui se font sauter, le font pour des raisons qu’un être humain normal ne peut comprendre. Qui peut comprendre que vous tuez des femmes et des enfants pour rien ? »

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