Le Golan : enjeu stratégique (2)

Le Golan est une des clés de l’existence de l’Etat d’Israel. Surplombant la vallée de la Houla et le lac de Tibériade  si importants dans l’histoire de l’aliyah morderne, et faisant face à la frontière libanaise, il a été l’instrument d’attaques incessantes des Syriens entre 1949 et 1967 (incursions de fedayin, bombardements de maisons, de fermes,…).

Son importance stratégique est aussi liée au contrôle de ses ressources en eau. La Jordanie et la Syrie ont déjà créé par le passé des barrages sur les rivières qui se jetaient dans le Jourdain (comme le Yarmouk) afin d’en priver les Israéliens. Qu’en serait-il d’une occupation syrienne sur le Golan ?

De surcroît, la région a été dans l’histoire plus longtemps israélienne que syrienne. Sa revendication est donc un prétexte pour maintenir l’état de guerre contre Israel. Quant à la population , elle y est pour moitié juive et pour moitié druze.

Après avoir proposé un regard cartographique sur les enjeux stratégiques du Golan, cet article propose un regard photographique sur cette même région.

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Martin Luther King et l’antisémitisme

Pendant la campagne pour les droits civiques aux Etats-Unis, le Paster Martin Luther King a été soutenu sans retenue par l’Anti-Defamation League dont la lutte contre la ségrégation et l’oppression antisémites ne pouvait que rejoindre celle de l’apôtre de l’égalité et de lanon-violence.

Loin de l’image habituelle d’Etats-Unis foncièrement philosémites, la réalité d’une lutte constante contre les préjugés, l’exclusion ou la violence à l’encontre des Juifs est une constante qui permet de saisir la compréhension mutuelle qui liait Martin Luther King et ceux qui combattent l’antisémitisme.

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Maabara : Les réfugiés juifs (Palestine – Israel)

Question : Quelle différence y a-t-il entre un réfugié juif et un réfugié arabe ?

L’un a été contraint de quitter sa maison, ses biens, sa terre par l’usage de la force, par la destruction et l’anéantissement.

L’autre a été déplacé de quelques kilomètres sous les ordres des chefs militaires arabes, le temps de détruire le foyer national juif autonome.

L’un n’a jamais obtenu de reconnaissance internationale.

L’autre dispose d’un statut particulier qu’aucun autre réfugié au monde n’oserait espérer, perdurant depuis plus de 60 ans, et absorbant plus de 1 md $ par an (2008) pour une gestion de 4 millions de bénéficiaires, quand 25 millions de réfugiés dans le monde ne disposent que de 1,5 md $ par an.

L’un a construit le pays dans lequel il vit, comptant sur sa seule volonté.

L’autre refuse tout effort pour quitter l’assistanat.

L’un a choisi de se conformer au droit international selon lequel un réfugié qui ne peut, au bout d’un an, retourner chez lui, doit s’installer et s’intégrer dans la société d’accueil.

L’autre s’efforce seulement de maintenir son statut privilégié, à la charge de la communauté internationale, dans le seul but idéologique de détruire l’Etat d’Israel souverain, légal et légitime.

En 1963, Israel a réussi le parti d’installer ses réfugiés sépharades et achkénazes, de Sdérot à Qyriat Shmona.

En 2009, la dénomination de « camp de réfugié palestinien » pour de véritables villes persiste par complaisance de la communauté internationale.

Pourtant, l’histoire des réfugiés juifs est évincée des livres d’histoire, au seul profit d’une vision borgne, partiale et injustifiée.

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Petit guide de propagande

Les médias ont une part essentielle de la formation de l’opinion publique. Leur usage peut contribuer à la démocratie ou participer à des propagandes incitant à la violence et à la haine. L’objectivité représente alors la condition principale d’une éthique journalistique. Mais quand le mot « objectivité » devient une arme au service des propagandes, cela a des effets dramatiques.

Petit guide de lecture des infos biaisées.

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Le Droit International entre Droit des minorités et Droit à l’auto-détermination: l’exemple israélien

L’indépendance israélienne fait encore débat aujourd’hui, après plus de 60 ans de réussite d’une société multiculturelle, et l’opinion commune considère généralement Israel comme responsable de l’impasse du « processus de paix » et principal obstacle à « l’autodétermination » des Palestiniens.

Le Président américain fait, curieusement, de l’instauration de deux Etats, dont l’un serait « purifié » de ses habitants juifs, la condition de l’apaisement régional et international.

Le paradoxe est que les droits revendiqués contre Israel en faveur des Palestiniens sont précisément ceux que les Juifs en Palestine mandataire réclamaient en vain et qu’ils n’ont finalement acquis de façon légale et légitime que sous l’impulsion du sionisme.

Le droit de la minorité juive en Palestine mandataire est-il équivalent à celui des Palestiniens aujourd’hui, comme certains l’entendent ?

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The Israel Project

The Israel Project est une organisation non gouvernementale et indépendante de l’Etat d’Israel, dont le but est de permettre une approche plus équilibrée dans les médias de la société israélienne ou du conflit au Proche-Orient.

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Dans cet objectif de ré-information, l’organisation propose non seulement la diffusion d’informations précises et vérifiées, mais aussi la mise en relation pour des professionnels, avec des membres du gouvernement ou des sources officielles.

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Document : Les institutions politiques de l’Etat d’Israel. Par Emile Najar. 1950

En 1950, Emile Najar, dans un style qui n’est pas encore soumis au diktat de l’antisionisme, décrit avec précision les conditions de naissance de l’Etat d’Israel. Ce professeur de droit démontre la légitimité et la légalité de l’Etat juif, mais rappelle  également un fait essentiel : la reconstruction de l’Etat juif ne doit rien aux autres, elle n’est pas le fruit d’une feuille de route, elle est l’oeuvre de la volonté du peuple juif de retrouver sa liberté.

Extraits.

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Les institutions politiques de l’Etat d’Israël

Emile Najar

Revue internationale de droit comparé, Année 1950, Volume 2, Numéro 2

p. 285 – 296

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Caroline Glick

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Née aux Etats-Unis et élevée dans une famille libérale plutôt distante vis-à-vis du sionisme, Caroline Glick arrive en Israel en 1991, avant d’être engagée aux côtés des négociateurs israéliens à la suite des accords d’Oslo. Confrontée au double langage des autorités palestiniennes (un discours d’apparence conciliant face aux occidentaux et un discours radical d’appel à la violence face à l’opinion publique arabe), elle en vient à mettre en question tant la partialité des médias dans leur analyse du conflit proche-oriental (due notamment aux pressions exercées par les Palestiniens à l’encontre de ceux qui ne collaborent pas à leur propagande) que les présupposés d’un « processus de paix » qui cautionnent les exactions et les politiques repressives dans les sociétés arabes, laissant toute volonté de paix réelle dans l’impasse.

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L’oubli comme idéologie

Un épisode oublié de la guerre d’indépendance israélienne :

Le massacre du Gush Etsion, ou

L’oubli comme arme politique.

Les partisans du « camp de la paix » autoproclamé font de la « Cisjordanie » un territoire judenrein comme condition primordiale de la paix au Proche-Orient, accréditant ainsi l’idée d’une exclusion religieuse ou raciale comme condition sine qua non de tout accord de paix. Appliqué à l’Europe et aux populations allochtones (c’est-à-dire aux « immigrés »), un tel raisonnement est raciste. Appliqué à Israel, il se mue étrangement en logique d’émancipation…

le "danger sioniste"... Enfants de Kfar Etsion
le "danger sioniste"... Enfants de Kfar Etsion

Dans cet objectif, il importe de déterritorialiser tout vécu juif, d’en faire une entité abstraite déracinée, avec en prime un sens récurrent de l’omission volontaire.

Un exemple significatif du conflit de mémoire concerne les habitants du Gush Etsion.

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Theodor Herzl et l’émancipation de l’Afrique…

A l’heure des élections européennes, marquées notamment par la présence d’une liste ouvertement judéophobe,  j’aimerais citer celui qui est considéré comme le père du sionisme, ou pour être plus précis, du sionisme pragmatique, Theodor Herzl. Les détracteurs de l’existence d’Israel veulent forger de toute pièce l’image d’un sionisme assimilé au colonialisme. Voilà la réponse, avant  l’heure, de Herzl, il y a plus d’un siècle.

« Parmi le désespoir des peuples, qui, jusqu’à présent, est resté insoluble, et dont la tragédie ne peut être comprise pleinement  que par un Juif, il y a une autre question d’égale importance, celle de l’Afrique.

« Il suffit de se souvenir de tous ces épisodes terribles, l’esclavage d’êtres humains, qui, par le seul fait d’être noirs, étaient fait prisonniers, capturés, vendus comme du bétail. Leurs enfants ont grandi dans des pays qui leur étaient étrangers, ils étaient dénigrés, en butte à l’hostilité parce que leur couleur de peau était différente.

« Et bien que certains trouveront à y redire, j’affirme que lorsque j’aurai été témoin de la rédemption du peuple juif, de mon peuple, je ne pourrais alors que souhaiter  la rédemption des peuples d’Afrique. »