Theodor Herzl et l’émancipation de l’Afrique…

A l’heure des élections européennes, marquées notamment par la présence d’une liste ouvertement judéophobe,  j’aimerais citer celui qui est considéré comme le père du sionisme, ou pour être plus précis, du sionisme pragmatique, Theodor Herzl. Les détracteurs de l’existence d’Israel veulent forger de toute pièce l’image d’un sionisme assimilé au colonialisme. Voilà la réponse, avant  l’heure, de Herzl, il y a plus d’un siècle.

« Parmi le désespoir des peuples, qui, jusqu’à présent, est resté insoluble, et dont la tragédie ne peut être comprise pleinement  que par un Juif, il y a une autre question d’égale importance, celle de l’Afrique.

« Il suffit de se souvenir de tous ces épisodes terribles, l’esclavage d’êtres humains, qui, par le seul fait d’être noirs, étaient fait prisonniers, capturés, vendus comme du bétail. Leurs enfants ont grandi dans des pays qui leur étaient étrangers, ils étaient dénigrés, en butte à l’hostilité parce que leur couleur de peau était différente.

« Et bien que certains trouveront à y redire, j’affirme que lorsque j’aurai été témoin de la rédemption du peuple juif, de mon peuple, je ne pourrais alors que souhaiter  la rédemption des peuples d’Afrique. »