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Née aux Etats-Unis et élevée dans une famille libérale plutôt distante vis-à-vis du sionisme, Caroline Glick arrive en Israel en 1991, avant d’être engagée aux côtés des négociateurs israéliens à la suite des accords d’Oslo. Confrontée au double langage des autorités palestiniennes (un discours d’apparence conciliant face aux occidentaux et un discours radical d’appel à la violence face à l’opinion publique arabe), elle en vient à mettre en question tant la partialité des médias dans leur analyse du conflit proche-oriental (due notamment aux pressions exercées par les Palestiniens à l’encontre de ceux qui ne collaborent pas à leur propagande) que les présupposés d’un « processus de paix » qui cautionnent les exactions et les politiques repressives dans les sociétés arabes, laissant toute volonté de paix réelle dans l’impasse.

Journaliste pour le Jerusalem Post et plusieurs médias américains de premier ordre (The Wall Street Journal, The National Review…), Caroline Glick reçoit de nombreux prix pour son engagement. En effet, contrairement à une vision répandue qui ferait d’Israel un Etat aggresseur, Caroline Glick parvient à montrer en quoi le conflit du Proche-Orient ne peut être détaché de ses enjeux géopolitiques internationaux (géopolitique du pétrole, conflit russo- et sino-américain..) et idéologiques qui sont les premiers obstacles à un éventuel apaisement régional. Eventuel dans la mesure où elle démontre de façon brillante en quoi la présence juive en Israel se voit déformée au profit d’une idéologie de la concession qui fait la promotion des extrêmes dans le monde arabe et atténue les conditions d’amélioration de vie dans les sociétés des pays voisins d’Israel.

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Dénonçant sans relâche les politiques occidentales de compromission tout en relevant avec justesse les errements de politiques israéliennes qui alternent entre le repli ou les arrangements entre coalitions, Caroline Glick défend et affirme son point de vue sur le sionisme : la propagande acharnée contre le sionisme en révèle la dimension novatrice. Seule société pluriculturelle et plurireligieuse de l’Orient (puisque les cultes autres que ceux dits du Livre sont reconnus et libres), Israel est un défi aux dictatures et aux sociétés repressives / régressives voisines par sa vitalité, sa liberté et ses innovations. C’est aussi pour cela qu’elle soutient les mouvements pour lesquels la paix ne passe pas par la destruction d’une société libre et prospère, mais par une véritable reconnaissance des différences (soutien par exemple aux Women in Green).

Seul bémol, le site de Caroline Glick est en anglais ! Mais de nombreux articles sont régulièrement traduits en français.

Une réflexion sur “Caroline Glick

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