Pendant la campagne pour les droits civiques aux Etats-Unis, le Paster Martin Luther King a été soutenu sans retenue par l’Anti-Defamation League dont la lutte contre la ségrégation et l’oppression antisémites ne pouvait que rejoindre celle de l’apôtre de l’égalité et de lanon-violence.

Loin de l’image habituelle d’Etats-Unis foncièrement philosémites, la réalité d’une lutte constante contre les préjugés, l’exclusion ou la violence à l’encontre des Juifs est une constante qui permet de saisir la compréhension mutuelle qui liait Martin Luther King et ceux qui combattent l’antisémitisme.

Gentleman’s agreement est un film de 1947 d’Elia Kazan dans lequel il aborde la question de l’étendue de l’antisémitisme aux USA. Gregory Peck incarne un journaliste qui décide de vivre l’expérience quotidienne de la judéophobie en se présentant comme juif. Ségrégations, préjugés, insultes, son fils brutalisé, un antisémitisme distillé dans la société comme un non-dit dénoncé avec brio par Elia Kazan.

C’est cette analyse lucide du phénomène de l’exclusion et de mise au ban de la société qui a conduit le pasteur de Montgomery a formulé sans ambiguïté l’identité entre l’antisémitisme et l’antisionisme.

Quand ils parlent de sionistes, ils pensent juifs. Ce n’est rien d’autre que de la judéophobie.

Strong and silent. photo Ernst Haas 1963
Strong and silent. photo Ernst Haas 1963

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