L’invention de la Palestine, instrument de stigmatisation du peuple juif

L’histoire palestinienne est une construction ex nihilo entièrement orientée par l’objectif d’anéantissement du judaïsme en Israel.

Le schéma récurrent selon lequel la victime (juive) serait devenue bourreau de la victime (palestinienne), illustre cette politique systématique de substitution historique qui sera reprise à grande échelle par de nombreux d’intellectuels en mal de reconnaissance ou de conformisme.

Affirmer la nature démocratique du régime communiste de Corée du Nord tient lieu de provocation. Railler et dénigrer toute parole israélienne, seul démocratie pluraliste du Moyen-Orient, est cependant devenu un lieu commun parce qu’elle est mise en contrepoint d’une authenticité brute, individualisée à l’extrême, dont l’écho médiatique complaisamment diffusé entretient l’inflation visuelle.

La récente parution dans le journal suédois « Aftonbladet » d’un article rappelant les pires heures de l’antisémitisme européen, témoigne de ce processus de construction d’une contre-mémoire militante, faisant pièce à celle de la Shoah, accusée d’une visibilité exclusive. Son auteur avouera avoir écrit sous l’influence de « témoignages » qu’ils n’avait cru déontologiquement utile de vérifier. Et le « journaliste » de s’étonner de la réaction disproportionnée des autorités juives et israéliennes indignées : tous les jours on publie des articles de ce genre, se justifiait-il.

L’imaginaire du conflit arabo-israélien place le « réfugié palestinien » au sommet d’une hiérarchie victimaire fondant une volonté acharnée d’uniformisation du discours de propagande anti-israélien.

Or, l’usage formaté du témoignage se heurte chez ses propres promoteurs à d’éloquentes contradictions, que les diffuseurs de second rang ne discernent plus, par pur parti-pris idéologique.

Ainsi, la réinvention de l’histoire, sous l’égide de la figure du « réfugié palestinien » constitue la pierre angulaire d’une guerre médiatique acculant l’Etat d’Israel à la position définitive de l’accusé.

Dans ce jeu d’ombre de la guerre des mots et des idées, Edward Saïd, intellectuel américain défenseur d’une thèse contestée sur l’orientalisme, et Mahmoud Darwich, poète auto-proclamé du « peuple palestinien », jouent le rôle de portes-parole apolitiques d’une mythologie impérialiste qui ne dit pas son non, où l’identité victimaire forgée de toute pièce devient par leur intermédiaire un instrument de contestation morale du droit à la liberté et à la souveraineté du peuple juif.

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