Les récentes déclarations du premier ministre israélien Benyamin Netanyahu ont eu le mérite de montrer qu’il importait plus, aux yeux d’une certaine intelligentsia, de laver le mouvement nationaliste-religieux palestinien de tout soupçon pro-nazi, plutôt que de faire preuve, avec constance et déontologie de rigueur en matière historique.

L’hystérie médiatique suite aux propos de Benyamin Netanyahu aurait dû en réalité porter sur l’islamisation du Tombeau de Rachel en mosquée « Bilal ibn Rabah », premier muezzin et enterré à… Damas.

Qui plus est, Abu Mazen, négationniste notoire qui n’a jamais renié les « thèses » abjectes, conspirationnistes et délirantes de son « doctorat » est reçu à Paris comme « président de la Palestine » alors qu’il siège, non-élu, par simple complaisance occidentale pour maintenir la fiction du partenaire pour la paix. Mais passons. Il faudrait des dizaines de pages pour rappeler toutes les contre-vérités diffusées par les médias sous couvert d’histoire.

Revenons aux propos de Benyamin Netanyahu. Il souhaite rappeler que le mufti de Jerusalem a eu un rôle instrumental dans le passage à la solution finale. Selon lui, Hitler voulait expulser les Juifs, le Mufti lui a fait changer d’avis en choisissant la crémation. Netanyahu n’est pas historien. Pas plus qu’Obama lorsque ce dernier parlait de la contribution musulmane « historique » à l’histoire américaine. S’agit-il d’un révisionnisme pratiqué par le premier ministre d’Israel à des fins politiques ? Ou, au contraire, doit-on y voir une certaine audace à rappeler l’origine de la violence meurtrière qui frappe Israel ?

Deux faits lui sont opposés : l’antériorité des déclarations du Führer concernant l’anéantissement des Juifs d’Europe et les exactions des Einsatzgruppen déjà actifs avant la rencontre du 28 novembre 1941 entre le Mufti et le Führer. L’argument est simple : le « Palestinien » ne peut pas avoir eu un rôle dans la Shoah parce qu’elle était déjà en place, et décidée bien avant. Il n’aurait eu donc aucune influence sur l’histoire, et Netanyahu ne ferait que répandre une thèse de « l’extrême-droite israélienne ». (Pour simple remarque, lorsqu’un dirigeant palestinien appelle au meurtre de Juifs – ce que Netanyahu n’a jamais fait à l’égard des Arabes – est-il qualifié de membre de l’extrême-droite ? – Tout cela pour rappeler que la presse agite des chiffons rouges, des blâmes et des satisfecits qui n’ont rien à voir avec l’honnêteté intellectuelle requise).

Or, ce qui l’on remarquera sans peine c’est la reprise quasi systématique des mêmes « arguments » d’un article à l’autre, et la présence inespérée dans l’article d’une historienne israélienne liée à Yad Vashem, caution inévitable de tout argumentaire anti-israélien.

Or, aucune mention n’est faite de la conférence de Wannsee, du 20 janvier 1942! Pourquoi ce silence pour cette rencontre de quinze « dignitaires » nazis (dont Heydrich et Eichmann, deux interlocuteurs privilégiés du mufti et organisateurs de l’Holocauste) qui décident de la mise en œuvre de la « Solution finale » ? Et ce, deux mois après la rencontre le Amin al Husseini et Adolph Hitler.

Himmler et al Husseini
Heinrich Himmler with Haj Amin El Husseini — Image by © Bettmann/CORBIS

S’il fallait revenir en arrière dans l’histoire allemande, pour retrouver les traces d’un projet génocidaire, on pourra le trouver sous la plume de nombreux auteurs depuis la fin du 18e siècle. De même qu’il est aisé de revenir aux racines islamiques de la judéophobie meurtrière du monde musulman. Mais tout le monde comprend qu’affirmer que, dès 1939 Hitler évoque l’anéantissement dans un discours (sur le registre de la mention, cela fait près de deux siècles que la littérature allemande regorge d’appels à la déportation ou à l’élimination), afin de dédouaner le mufti de toute responsabilité, est une farce. Les Nazis n’ont jamais caché leur objectif, similaire en cela à l’islam, d’une élimination des Juifs. Pour les nazis comme pour les islamistes, cela devait se tenir à la fin de la guerre/à la fin des temps.

C’est dans ce cadre que l’on doit comprendre la mise en place du plan Madagascar au cours de l’année 1940. L’effondrement de la France et la mise à disposition, du point de vue allemand, de l’empire colonial français, remit au goût du jour la thèse de l’orientaliste Paul Lagarde qui avait envisagé le transfert de Juifs sur l’île de l’océan indien. Franz Rademacher, haut-fonctionnaire nazi (qui sera à l’origine du camp de concentration de Semlin en Serbie) propose plusieurs plans en vue de la déportation des Juifs. Madagascar devait alors devenir un camp de concentration devant accueillir près d’un million de Juifs par an, afin de mettre fin à « l’influence juive » sur le monde. Eichmann y travaillera d’arrache-pied, Heydrich, von Ribbentropp ou encore le Führer y prendront part avant l’échec de l’invasion des îles britanniques. Cela mettait fin à la perspective de dominer air et ciel, et donc de regrouper, hors du monde aryen, à brève échéance, tous les Juifs. En ce sens, Netanyahu ne se trompe pas en mentionnant la volonté des nazis, dans un premier temps, de déporter les Juifs, plutôt que de procéder à leur élimination physique.

Pourtant, les exactions en Europe de l’Est commencent bien avant la rencontre entre le mufti et Hitler. Toutefois, il est évident que les pogromes et massacres de Juifs en Europe ne datent pas de la conférence de Wannsee. La Nuit de Cristal de 1938 en est l’illustration. L’enjeu réside plutôt dans la systématicité du projet génocidaire et dans les moyens utilisés. Les Einstzgruppen ont sans aucun doute contribué à l’éradication des Juifs d’Europe de l’Est, avec la participation de dizaines de milliers de Polonais, Lituaniens, Biélorusses, Ukrainiens engagés aux côtés de l’Axe. Mais la presse omnisciente omet de répondre à la question essentielle : quel rôle attribuer, s’il en est, au Mufti ?

Toute d’abord, il convient de rappeler que ce n’est pas un hasard si certains dirigeants ou leaders rejoignent les puissances fascistes. Les premiers contacts entre les Palestiniens et le troisième Reich est attesté dès la « révolte arabe » de 1936 (Cf. Notre article : les Arabes de Palestine sous la bannière nazie). En juin 1941 a lieu le Farhud, le pogrome de Baghdad alors sous la botte de Rachid Ali al Ghailani qui trouvera refuge également dans la Berlin à croix gammée.

Un premier facteur à prendre en compte est ensuite d’ordre technique: de quand date la construction des installations (fours crématoires…) à Treblinka et Auschwitz? Du printemps 1942 et on peut affirmer que c’est à l’été 1942 que la solution finale est pleinement en court de réalisation. Ce qui est postérieur à la rencontre de novembre. (Cf. Peter Longerich http://www.ghwk.de/ghwk/engl/texts/wannsee-conference.pdf)

Néanmoins, c’est le moment de la prise de décision qui est l’enjeu de la charge médiatique contre Netanyahu.

Le second à prendre en compte est alors l’invasion de l’Union Soviétique, ce qui est perçu, dans l’idéologie nazie comme une bataille à mort entre le national-socialisme et le judéo-bolchévisme. Comme le décrit Goebbels à la suite du discours de Hitler du 12 décembre 1941, les Juifs, en tant que solidaires et co-instigateurs de la guerre mondiale, devront tous payer de leur vie pour les pertes allemandes. Cette instruction sera confirmée le 16 décembre 1941 par le gouverneur général du gouvernement général de Pologne Hans Frank l’ordre de procéder à leur assassinat.

Deux semaines après la rencontre entre le Mufti et Hitler. Notre enquête nous rapproche systématiquement de cette date fatidique.

La rencontre du 28 novembre 1941 est donc fondamentale. Toutefois, on ne dispose que des notes prises par l’interprète en personne du Führer, Paul-Otto Schmidt, dont il n’y a aucune raison de mettre en doute la validité de ce qu’il écrit: ces notes sont explicites quant à la perspective d’une poursuite de l’anéantissement des Juifs au Proche-Orient:

Cf. Geheime Reichssache 57 a/41 :

Le Führer conduira le combat jusqu’à ce que la dernière trace de l’hégémonie judéo-communiste en Europe soit effacée. Au cours de ce combat, l’armée allemande atteindra, à un moment qui ne peut pas être encore spécifié, mais dans un proche futur, la sortie sud du Caucause. Une fois cette percée effectuée, le Führer offre son assurance personnelle au monde arabe que l’heure de la libération a sonné. Ensuite, le seul objectif de l’Allemagne dans la région sera limité à l’anéantissement des Juifs vivant sous protectorat britannique dans les terres arabes.

On peut imaginer sans peine que ce projet répond à la demande du Mufti dont les appels à la haine avait déjà conduit aux pogromes de 1920, 1921 et 1929 marqués par l’assassinat sauvage de femmes, enfants, vieillards juifs.

En conclusion, à ce stade, on ne peut pas dire avec certitude que le mufti a dit qu’il fallait « brûler les Juifs ».

En revanche, il est incontestable qu’il a contribué au passage de la logique concentrationnaire à la mise en oeuvre immédiate de la solution finale.

Lors du procès de Nürnberg, Dieter Wisliceny, adjoint d’Adolf Eichmann déclara :

Le mufti fut l’un des instigateurs de l’extermination méthodique de la communauté juive d’Europe et il agissait en collaborateur et conseiller d’Eichmann et Himmler pour l’exécution de ce plan. Il était l’un des meilleurs amis d’Eichmann et il l’incitait constamment à accélérer les mesures d’extermination. 

Egalement à l’origine de la division SS « Hanjar » qui fut à l’origine du massacre de 90 % des Juifs bosniaques et du meurtre de près de 200 000 Chrétiens et 40 000 Tsiganes, il obtient de Himmler la création d’une école militaire spéciale à Dresde afin d’entraîner les recrues musulmanes. Il utilise les ondes radio pour appeler au meurtre des Juifs. Le 13 mai 1943, il intervient auprès du ministère allemand des affaires étrangères pour empêcher le transfert annoncé de 4 000 enfants juifs d’Europe de l’Est vers la Palestine. (cf. Raoul Hilberg, David Patterson)

La rencontre du 28 novembre 1941 n’est qu’une de multiples rencontres du mufti avec les dirigeants nazis, et qu’une des multiples facettes de ses actions en vue de la mise en œuvre de l’extermination des Juifs.

La promesse d’Hitler d’apporter la contribution de l’armée allemande dans le massacre des Juifs des pays arabes en est aussi la preuve. Ce que Netanyahu n’a fait que rappeler.

Sans doute la mauvaise conscience (ou la satisfaction) française (et au-delà, européenne) à avoir empêché que le Mufti ne soit jugé à Nürnberg et pendu pour sa participation aux crimes contre l’humanité explique la rage collective à l’encontre du premier ministre.

15 réflexions sur “Netanyahu, l’histoire et le Mufti, ou comment clôre un débat sur le criminel mufti

  1. Netanyahou a lancé un énorme pavé dans la mare! Il ne s’agit pas d’Hitler mais c’est le Mufti qui est visé et à travers lui les palestiniens. C’est le Mufti qui a choisi Arafat ET Mahmud Abbas pour créer l’OLP. Mahmud Abbas n’a jamais renié son origine NAZIE et en Janvier 2013 célébrait encore le Mufti et l’appelait «  »mon Heros »
    Abbas: ‘Mufti is My Hero’ | Israel Behind the News
    http://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/163916… Palestinian Authority chief Mahmoud Abbas spoke glowingly last…
    ISRAELBEHINDTHENEWS.COM|VON MEDIA REPRINTS from Edmond Richter

    Abbas: ‘Mufti is My Hero’
    Palestinian Authority chief Mahmoud Abbas spoke glowingly last Friday of the “legacy” of infamous Nazi collaborator Hajj Amin al-Husseini,
    ISRAELNATIONALNEWS.COM

    1. Vous avez tout à fait raison de rappeler la filiation familiale (Arafat, Leila Shahid), politique et idéologique (Arafat, Abbas) avec cet hideux mufti…

  2. Comment faire pour que ces vérités historiques connues des personnes intellectuelles honnêtes puissent aider à l’extraction des « bien pensants  » de l autisme dans lequel ils baignent ??? Comment pouvons nous aider à ce que cet état de fait désespérant soit remis en question? Merci pour votre article et peut être votre réponse MP

    1. Diffuser, ne pas avoir peur d’affronter les réactions souvent violentes, haineuses, rageuses, hargneuses que l’on peut avoir… Et ne jamais verser dans ce que les pro-palestiniens font à longueur de temps: mentir, réécrire, tronquer, falsifier l’histoire… Je vais compléter cet article avec un complément d’informations. Malheureusement, il faudrait que beaucoup d’arabophones fassent ce travail de « Vergangenheitsbewältigung » comme on dit en allemand, de confrontation honnête avec le passé. Savoir que le mufti est un criminel de guerre ne met pas en cause les individus d’aujourd’hui, sauf s’ils poursuivent son héritage. Et c’est là qu’intervient la dimension éthique de l’histoire qui fait cruellement défaut dans les médias. Car le temps médiatique n’a rien à voir avec celui de l’historien. L’un frappe quand l’autre fait mûrir la réflexion. L’un assène quand l’autre prouve. Il faut aller débattre, le provoquer, susciter la controverse et avancer les preuves historiques. C’est à mon sens la seule bataille à mener pour ne pas ressembler aux négationnistes et autres révisionnistes pro-palestiniens.

  3. Votre article est un torchon, il est empli de haine notamment lorsque vous écrivez « De même qu’il est aisé de revenir aux racines islamiques de la judéophobie meurtrière du monde musulman ». Soit vous êtes ignorant, soit vous savez et racontez n’importe quoi pour servir le dessein qui ne laisse personne dupe.
    Je vous rappelle que l’extermination des 6 millions de juifs de la seconde guerre mondiale a été décidée et mise en place en Europe, la civilisation judéo chrétienne n’a jamais existé, l’étymologie de ce terme remonte seulement à la fin du 19e siècle. On y interdisait au juif de nombreux métiers, ce qui rendait leurs situations avilissante.
    Jamais vous ne trouverez un si grand grand nombre de meurtres dans le monde musulman.
    Dois-je vous rappeler les nombreux pogroms de juifs à partir de François 1er jusqu’à Isabelle la catholique, (dans l’Espagne musulmane tolérante pendant 8 siècles où ils vécurent heureux, et produisirent de cette tolérance de nombreux savants). Sauf qu’à la chute de Grenade leur immense majorité fut pourchassée de même que les musulmans d’ailleurs, pour ceux qui survécurent à ces massacres et conversions forcées, ils trouvèrent « refuge » au Maghreb où la tolérance véhiculée par cet Islam que vous semblez haïr tant. On y dénombre notre cher Enrico Masias, mais également en juifs nativement maghrébins BHL, plusieurs ministres Israélien, Patrick Drahi (Patron de numéricable SFR) et un certain Salim HALALI chanteur juif algérien séfarade qui fut sauvé (pas le seul) au nom de l’Islam, pendant l’occupation allemande, par le fondateur et premier recteur de la Grande Mosquée de Paris Si Kaddour Benghabrit. Mohamed V, alors Roi du Maroc pourtant sous occupation Française elle même sous occupation Nazie, eu le courage de s’opposer au statut juif au Maroc, en assénant au gouvernement de Vichy qu’il n’y avait pas de juifs au Maroc mais seulement des sujets marocains.
    Tenter aujourd’hui d’attribuer au Mufti de Jérusalem un quelconque rôle dans la politique Nazis et y associer les musulmans est une belle farce qui ne trompe personne pas même le célèbre chasseur Nazi Klarsfeld.
    Taxer le Mufti de criminel et dédouaner Netanyahu qui a tué 1000 fois plus d’être humain donne une certaine idée de votre partialité.

    1. Tout d’abord, je ne savais pas que Serge Klarsfeld était un « célèbre chasseur Nazi », ou peut être est-il un chasseur du nom de « Nazi Klarsfeld »?😉

      Votre réponse nerveuse est symptomatique de l’idéologie qui entend déresponsabiliser le monde musulman et l’innocenter de toute judéophobie. Votre défense des musulmans est plutôt désopilante, je dois avouer. Le raisonnement y est aussi particulièrement tordu. Qu’il y ait des « Juifs maghrébins » ne veut pas dire qu’il n’y a pas de haine antijuive musulmane qu’illustrent les multiples pogromes en terre d’islam! Vous savez, il y a des « Juifs allemands », est-ce que cela veut dire que pour cette raison il n’y a pas d’antisémitisme?

      Si vous le permettez, je vous répondrai point par point ultérieurement.

    2. Voici en quelques phrases une réponse plus complète à votre commentaire. Pour aller plus vite, je me suis permis de la présenter sous forme de commentaire de texte.

      « Votre article est un torchon, il est empli de haine notamment lorsque vous écrivez « De même qu’il est aisé de revenir aux racines islamiques de la judéophobie meurtrière du monde musulman ». »
      –Sans doute suis-je très idiot pour ne pas comprendre ce qu’il y a d’haineux en affirmant que la judéophobie qui existe dans le monde musulman (vous ne la niez pas, vous en faites uniquement une différence statistique: « Jamais vous ne trouverez un si grand grand nombre de meurtres dans le monde musulman ») a des racines islamiques. Il y a un corpus de texte et son usage: peut-être que vous préférez faire l’autruche et rester la tête dans un trou, mais les sermons dans les mosquées en « Cisjordanie » ou à « Gaza » ne citent pas les versets les moins violents, mais au contraire, répètent ad nauseam que le prophète et ses actes justifient le meurtre de Juifs. J’ai peut-être rédigé un torchon, mais au moins, je ne mens pas, ce qui fait toute la différence.

      « Soit vous êtes ignorant, soit vous savez et racontez n’importe quoi pour servir le dessein qui ne laisse personne dupe. »
      –Là encore, j’ai sans doute perdu des neurones avec l’âge, mais « le dessein qui ne laisse dupe personne » mais que vous n’expliquez pas me semble plutôt relever d’une allusion complaisante à un délire conspirationniste que vous n’avez pas le courage d’assumer. Quant à prétendre que je dis « n’importe quoi », je vous mets simplement au défi de prouver que les faits historiques que je mentionne sont faux. A vous de relever le défi.

      « Je vous rappelle que l’extermination des 6 millions de juifs de la seconde guerre mondiale a été décidée et mise en place en Europe, »
      –Est-ce que j’ai affirmé que la solution finale a été mise en place en Egypte ou en Antarctique? Vous n’êtes pas sérieux. Et si vous jugez utile de me rappeler un fait, choisissez-le plus soigneusement. Ce n’est pas ma faute si le mufti a choisi un confortable exil de guerre dans la Berlin à croix gammée.

      « la civilisation judéo chrétienne n’a jamais existé, l’étymologie de ce terme remonte seulement à la fin du 19e siècle. »
      –Quel est l’enjeu ? Je ne vois pas le rapport avec la question posée. Je ne dédouane pas l’occident chrétien, je me contente de rappeler que par un opportunisme nauséabond, le leader de la cause palestinienne a cru bon de contribuer à l’assassinat de Juifs et qu’il se trouvait de larges affinités avec les Nazis. Là encore, si vous estimez qu’il était forcé d’intervenir auprès par exemple de Ribbentrop pour empêcher le sauvetage de 5000 enfants juifs, libre à vous, mais vous aurez du mal à faire mentir les faits.

      « On y interdisait au juif de nombreux métiers, ce qui rendait leurs situations avilissante. »
      –Et ce n’était pas le cas des Juifs contraints de vivre dans un mellah insalubre, citoyens de troisième zone sous l’égide d’un système de dhimmitude humiliant, dont les vexations aboutissent régulièrement aux explosions de violence antijuive. Dois-je rappeler par exemple le pogrome de Fès de 1912? Cela me conduit à une remarque plus essentielle. Vous écrivez « Dois-je vous rappeler les nombreux pogroms de juifs à partir de François 1er jusqu’à Isabelle la catholique, (dans l’Espagne musulmane tolérante pendant 8 siècles où ils vécurent heureux, et produisirent de cette tolérance de nombreux savants) » autrement dit, seule l’Europe serait coupable de violence antijuive et que l’ère islamique serait celle d’une coexistence pacifique entre religions! C’est de la farce! Et autant vous souligner l’apparition contemporaine du concept de judéo christianisme, autant vous êtes étonnamment silencieux quant au mythe de l’Andalousie tolérante. Faut-il faire la liste de tous les pogromes, massacres, expulsions subies par les Juifs en terre d’islam? A votre décharge, certains historiens juives ont eu tendance à vouloir faire de l’Andalousie le paradigme d’un islam qui serait ouvert aux autres confessions, à partir de quelques exemples limités dans le temps où l’islam dominateur pouvait se permettre une tolérance bien utilitariste. Tout comme l’Europe qui n’est pas faite que de pogromes, on peut tout autant relever des périodes de tolérance. C’est cet utilitarisme qui guidait autant les princes européens que les sultans lorsqu’ils accueillent les juifs. Ne fantasmez pas sur le passé, les Séfarades expulser n’ont pas été accueillis en réfugiés avec sécu et aide sociale, mais parce qu’ils amenaient un savoir faire utile pour les gouvernements qui les accueillaient. Cela vaut autant pour la Sublime Porte que pour les Provinces-Unies bien plus tolérantes d’ailleurs que le monde musulman.

      « Sauf qu’à la chute de Grenade leur immense majorité fut pourchassée de même que les musulmans d’ailleurs, pour ceux qui survécurent à ces massacres et conversions forcées, ils trouvèrent « refuge » au Maghreb où la tolérance véhiculée par cet Islam que vous semblez haïr tant.  »
      –Et là où vous vous trompez le plus est sans doute de me faire porter ce que vous ressentez à n’en pas douter pour le judaïsme. Quelle est la marque, l’indice, la preuve, la phrase que j’ai prononcé qui pourrait révéler, que dis-je, trahir une haine envers l’islam, a fortiori un islam qui ne serait pas wahabite, mais tolérant envers les Juifs? C’est quand même tordu comme raisonnement non?

      Quant au sultan marocain, il ne s’est pas opposé au statut des juifs par vichy, il a signé des décrets antijuifs: un dahir pour les forcer à résider en ghetto (1941) qui sera appliquée rigoureusement, un dahir pour les considérer comme une race (et non comme une religion) de mémoire le 31/10/1940… Ce que vous affirmez est faux: il ne les a pas défendu comme « sujets marocains ». Que Muhammad ben Youssef ait agi afin de conserver son trône, et afin de conserver un peu d’indépendance, plus que par compassion, cela ne fait aucun doute, et bien sûr que la situation des Juifs au Maroc était sans doute bien « meilleure » qu’en Allemagne ou en Pologne. Mais il faut aussi recarder du fait que dès le 08/11/1942 le Maroc était occupé par les alliés. Vous ne pouvez sérieusement pas généraliser l’attitude d’un sultan dont l’idéologie n’est sans aucun doute pas génocidaire, pour effacer les prises de position avérée du mufti. Pensez simplement aux pogromes de 1921, 1921, 1929, au Farhud de Baghdad de 1941!

      Je sais que cette réponse devient un peu longue, manquant sans doute de la moindre sympathie. Vous pourrez toujours vous réfugier derrière la ritournelle idéologique de l’islamophobie pour éviter de vous la réalité en face.

      J’aimerais simplement conclure par quelques mots sur votre accusation délirante. En fait, je croyais que c’était Sharon, le monstre, le boucher que l’on devait mettre au rebut de l’humanité pour avoir tué des milliers d’innocents? Non? Je me trompe? Ce serait finalement Netanyahu, responsable de « 1000 fois plus » de meurtres? A moins que ce même Sharon se soit muté en Netanyahu pour accomplir la même besogne sanguinaire?

      J’avais pourtant l’impression de savoir compter. La Yougoslavie réclamait l’extradition du mufti, ce criminel de guerre responsable du massacre de plusieurs centaines de milliers de Serbes, Croates, Tsiganes et Juifs. Je multiplie le tout par mille (selon votre propos). Et je recherche sur wikipedia le nombre de Palestiniens. Et là, forcément, je me dis que vous avez finalement montré d’une manière éclatante comment se construit un discours antisémite: nous y avons les ingrédients, la projection de l’accusation de partialité, le postulat délirant (le Juif meurtrier), la négation de la violence subie par les Juifs (en dédouanant le criminel et en minimisant sa responsabilité), le tout pour justifier une haine, première dans l’ordre logique, dont vous n’êtes de toute évidence même pas conscient.

      Je ne demande à personne de souscrire à ce que j’affirme. Le débat est ouvert, je n’ai pas censuré votre commentaire. Mais personne ne vous force à prétendre que le premier ministre israélien serait (quelles sont les preuves?) responsable de mille fois plus de victimes civiles que ne l’était de manière avérée le mufti. Qu’est-ce si ce n’est une autre forme de justification de la violence antijuive en faisant des Juifs les responsables de la haine subie?

      Mais vous n’aurez dans tous les cas pas raison sur l’essentiel. Ce n’est pas de la partialité d’affirmer que le mufti est un criminel de guerre, qu’il avait initié les pires pogromes du 20e en palestine mandataire, et qu’il est loué par les palestiniens aujourd’hui comme un héros. J’ai beau cherché l’Andalousie heureuse et tolérante, je ne l’ai toujours pas trouvée.

    3. Je ne pardonnerais jamais aux musulmans leur négationnisme sur leurs crimes d’une manière générale et celui des arméniens en premier tout comme on se doit de condamner les crimes et ne pas pardonner au nazis.

      Oui, là il y a vraiment de quoi s’énerver et certainement pas à discuter comme se plaisent certain car ce sont des génocidaires. Être musulman apparait certes comme une tare, car ils n’arrivent jamais à rien de bien mais cela ne doit pas être pris en pitié comme une maladie, c’est en effet tout comme le nazisme un choix purement politique.

      D’une manière générale, quiconque discute avec un génocidaire n’est qu’un malade mental.

      => Oui, c’est moi qui ai émit le premier l’hypothèse que le mufti aie peut-être été l’initiateur de la shoah. Il y a de cela plus de 10 années.

      Comment ne pas voir les coïncidences entre sa première visite avec Hitler, au travers tous les témoignages ! le monsieur plus de la shoah, l’obsédé sexuel du meurtre ! et la mise en place de la solution finale. Comment ne pas se poser au moins la question.
      Pourquoi les millions de juifs survivants ne l’ont pas fait ?

      On voit bien encore maintenant que les musulmans donnent une caution formidable à antisémitisme européen en le bestialisant, en libérant toute la fantasmagorie bas de gamme du moyen âge qui avait finie par être repoussée dans les égouts dans les pays civilisés.

      Mais comment ne pas penser que ce qui arrive maintenant n’aie pas put arriver chez des allemands des années 30 eux aussi enclins à l’orientalisme et où l’antisémitisme avait comme dans le monde musulman pigon sur rue ?

      Mais il faut être complément aveugle, excusez moi d’être poli.

      Le dernier génocide du 20 siècle celui juste avant la shoah, dernier exemple en date, il venait d’où ? Quel est l’état moderne qui s’est bâti sur l’argent volé directement des cadavres chrétiens tout frais ?

      Je suis aval31 et je ne vous lâcherais jamais car vous êtes des assassins vous et votre religion de l’enfer ainsi que tous ses aveugles collabos juifs chrétiens et Alzheimer divers.

    4. C’est plutôt votre rage à défendre cette crapule nazie de Mufti en faisant passer Netanyahu, chef d’État légitime d’une démocratie en guerre, pour un assassin qui « donne une certaine idée de votre partialité »…

  4. Effectivement, commentaire nerveux et classique de la rhétorique arabe qui consiste à évacuer toute responsabilité dans la Shoah et inventer des rapports idylliques en tout lieu et toute époque entre juifs et arabes.

    Pour avoir eu de nombreuses discutions avec des arabes du moyen orient, et du Magreb, ils ne supportent pas qu’on leur parle de la Shoah, qu’ils balayent du revers de la main. Et en général nous nous arrêtons au fait qu’ils n’en ont effectivement pas la paternité.
    Peut-être serait-il temps de leur rappeler que s’ils n’en ont pas la responsabilité, ils ne sont pas plus innocents que les Français et tous les occidentaux qui ont tous une part d’ombre et de responsabilité…les arabes aussi.

    Ils ont évidemment la responsabilité de leur association honteuse avec Hitler à travers le Mufti, mais aussi celle d’avoir accueilli après guerre nombre de Nazis en fuite et d’avoir publié Mein Kampf à l’envi.

    Mais ils ont d’autres responsabilités, ainsi la rédaction du Livre Blanc qui condamnait définitivement les juifs en les empêchant d’immigrer vers la Palestine.

    Sur un plan personnel, je ne peux tolérer l’angélisme et l’indifférence dont se parent les arabes:
    Mes grands parents Turques ont demandé un visa pour la Palestine en 1924, qu’ils n’ont pas eu.
    Ils sont alors allés en France , et déportés de Marseille, finirent en fumée dans le ciel de Pologne.
    Combien de visas refusés?

    L’innocence du monde arabe est un mythe!

  5. Je ne pardonnerais jamais aux musulmans leur négationnisme sur leurs crimes d’une manière générale et celui des arméniens en premier tout comme on se doit de condamner les crimes et ne pas pardonner aux nazis.

    Oui, là il y a vraiment de quoi s’énerver et certainement pas à discuter comme se plaisent certain car ce sont des génocidaires. Être musulman apparait certes comme une tare, car ils n’arrivent jamais à rien de bien, mais cela ne doit pas être pris en pitié comme une maladie, c’est en effet tout comme le nazisme un choix purement politique de médiocrité.

    D’une manière générale, quiconque discute avec un génocidaire n’est qu’un malade mental.

    => Oui, c’est moi qui ai émit le premier l’hypothèse que le mufti aie peut-être été l’initiateur de la shoah. Il y a de cela plus de 10 années. Je suis aval31, je suis un juif survivant de Vilna dont la famille a été déportée en partie de Toulouse et où je savais qu’il y aurait à nouveau des problèmes….

    Revenons à nous, comment ne pas voir les coïncidences entre sa première visite avec Hitler, au travers tous les témoignages ! le monsieur plus de la shoah, l’obsédé sexuel du meurtre ! et la mise en place de la solution finale. Comment ne pas se poser au moins la question ?
    Et surtout pourquoi les millions de juifs survivants ne l’ont pas fait ? certainement trop honteux d’avoir été décimés à cause des incitations d’un roquet de second ordre…..

    On voit bien encore maintenant ET A NOUVEAU que les musulmans donnent un accélérateur formidable à l’antisémitisme européen en le bestialisant, en libérant toute la fantasmagorie bas de gamme du moyen âge qui avait finie par être repoussée dans les égouts dans les pays civilisés.

    Je me souviens la radio catalane, il y 10 années avec cette femme qui appelait le standard en criant qu’on tuait en palestine ! Ce n’était même pas à un moment particulier d’attaque arabe contre Israel, juste les hautes œuvres musulmanes en pleine action.

    Mais comment ne pas penser que ce qui arrive maintenant n’aie pas put arriver chez des allemands des années 30 eux aussi enclins à l’orientalisme et où l’antisémitisme avait, comme dans le monde musulman, pignon sur rue ? Mais il faut être complément aveugle, excusez moi d’être poli.

    Le mufti a donné la caution aux nazis pour la solution finale comme les arabes ont donné caution aux palestinisme moderne pour le meurtre de juifs au couteau dans la rue par des agents payés par l’Europe.

    Le dernier génocide du 20 siècle celui juste avant la shoah, dernier exemple en date, il venait d’où ? Quel est l’état moderne qui s’est bâti par les voleurs de l’argent venant directement des chrétiens qu’ils venaient de tuer et les violeurs de leurs filles ?

    Seul ataturc a su laver les musulmans de leur horreur; en leur crachant dessus !

    Je suis aval31 et je ne vous lâcherais jamais car vous êtes des assassins vous et votre religion de l’enfer ainsi que tous ses aveugles collabos juifs chrétiens et Alzheimer divers, des assassins et le reste étant pire encore : des génocidaires.

    1. Merci pour votre commentaire. J’ai déjà eu l’occasion de visiter votre site, parfois un peu touffu, mais impressionnant de documentation concernant les nazislamistes et autres collabos et ordures, qu’elles soient rouges, roses, vertes, brunes etc Et votre hypothèse d’une initiative du mufti poussant le fuehrer à passer à la logique génocidaire est tout à fait crédible. Et le mérite vous en revient, donc je vais l’ajouter dans l’article.

      J’aurais peut-être une explication concernant le silence des Juifs concernant le négation du rôle du mufti (la réaction de Klarsfeld est un moment d’anthologie de dhimmitude). L’aveu de culpabilité allemande. Pourtant, la volonté génocidaire commence dès la période des Lumières, sans même aller jusqu’à ce fameux Luther qui appelait à brûler les synagogues ou aux croisades avec l’alternative (Tod oder Taufe). Au moins à titre de fantasme, le génocide des Juifs parcourt l’histoire intellectuelle allemande. A un certain niveau, notamment pour les survivants après guerre, la recherche de toutes les responsabilités n’était peut-être pas la priorité. Ce qui est en revanche impardonnable, c’est l’esprit de soumission qui anime les descendants: car c’est une question d’honneur, et aussi faire honneur à ceux qui sont morts sans sépulture que de pourchasser les criminels et de leur faire payer le prix. Mais la société européenne a-t-elle envie de fouiller trop dans son passé? Trop dans son attitude collabo? A l’exception peut-être du Danemark ou de la Serbie si je me trompe, toute l’Europe ne s’est pas faite prier pour se glisser dans les oripeaux de l’antisémitisme.

      La question historiographique fondamentale est bien la suivante: pourquoi la société allemande imprégnée d’antisémitisme n’a-t-elle pas commencé plus tôt le génocide? C’est bien à ce niveau que l’idéologie islamique intervient. Mais l’intuition est une chose, le prouver est une autre. Sans doute les nazis ont poursuivi la shoah au lieu d’acheminer les munitions parce qu’ils croyaient vraiment à leur délire et pensaient qu’en tuant des juifs ils essouffleraient le judéo-bolchévisme opposé à la Kultur.

      Vous soulevez une autre question: l’islam se vit comme la seule vérité, son négationnisme n’en est pas un, il n’est que correction de l’erreur. C’est là que l’islam devient totalitarisme. Maintenant combien sont musulmans dans le monde? Sont-ils tous génocidaires? Cela dépend de chaque individu de prendre position, ou pour vous paraphraser, c’est parce que les gens de bien ne font rien que le mal progresse. Daniel Pipes estime que l’islam modéré est la solution, car on ne peut pas demander à 1.5 milliards d’individus de changer de religion. Mais ils peuvent prendre leur responsabilité en amendant celle qu’ils pratiquent. Maintenant, l’occident, à sa propre perte, préfère soutenir les pires ordures. Style Erdogan, le fossoyeur d’Atatürk. Des amis turcs parlent d’une chose: assassiner le pacha erdogan et revenir au nationalisme turc (qui n’est pas non plus pur et indemne de sang chrétien). Sans aucun doute par antisémitisme latent: l’islam exprime ce que l’occident depuis le tabou de la shoah pense mais n’ose dire trop ouvertement. Peut-être que l’islam, confronté à sa propre violence avec daesh, en viendra à modérer ses exigences totalitaires?

      Dans tous les cas, l’occident n’a pas effectué de Bewältigung du passé, et tant que ce n’est pas fait, les leila shahid et autres pourritures seront toujours sur les plateaux tv

    1. Merci d’avoir rappelé ce précédent historique indéniable… En même temps il faudrait ajouter que le génocide arménien n’a pas commencé en 1915 mais vingt années auparavant, et qu’il faudrait inclure les Assyro-Chaldéens également victimes… Et l’Allemagne s’est déjà faite la main contre les Herreros de (la future)Namibie en 1905….

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