Sur le chemin de la liberté – Israel 1947-1949 -1

Sur le chemin de la liberté

Israel 1947 – 1949

Avis:

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Partition de l’Inde, partition de la Palestine : un parallèle saisissant

L’abandon progressif par les Britanniques de leur Empire a conduit après la Seconde Guerre mondiale à la mise en oeuvre de partitions politiques au sein de leurs anciennes colonies.

Du British Raj sont nées artificiellement le 15 août 1947 deux entités politiques, l’une dirigée par la Ligue musulmane de M. Jinnah au Pakistan et au futur Bangladesh, l’autre sous l’égide des membres du Parti du Congrès, artisans de l’indépendance de l’Union Indienne.

Nehru, leader du Congrès, et Jinnah, chef de la Ligue musulmane

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L’invention de la Palestine, instrument de stigmatisation du peuple juif

L’histoire palestinienne est une construction ex nihilo entièrement orientée par l’objectif d’anéantissement du judaïsme en Israel.

Le schéma récurrent selon lequel la victime (juive) serait devenue bourreau de la victime (palestinienne), illustre cette politique systématique de substitution historique qui sera reprise à grande échelle par de nombreux d’intellectuels en mal de reconnaissance ou de conformisme.

Affirmer la nature démocratique du régime communiste de Corée du Nord tient lieu de provocation. Railler et dénigrer toute parole israélienne, seul démocratie pluraliste du Moyen-Orient, est cependant devenu un lieu commun parce qu’elle est mise en contrepoint d’une authenticité brute, individualisée à l’extrême, dont l’écho médiatique complaisamment diffusé entretient l’inflation visuelle.

La récente parution dans le journal suédois « Aftonbladet » d’un article rappelant les pires heures de l’antisémitisme européen, témoigne de ce processus de construction d’une contre-mémoire militante, faisant pièce à celle de la Shoah, accusée d’une visibilité exclusive. Son auteur avouera avoir écrit sous l’influence de « témoignages » qu’ils n’avait cru déontologiquement utile de vérifier. Et le « journaliste » de s’étonner de la réaction disproportionnée des autorités juives et israéliennes indignées : tous les jours on publie des articles de ce genre, se justifiait-il.

L’imaginaire du conflit arabo-israélien place le « réfugié palestinien » au sommet d’une hiérarchie victimaire fondant une volonté acharnée d’uniformisation du discours de propagande anti-israélien.

Or, l’usage formaté du témoignage se heurte chez ses propres promoteurs à d’éloquentes contradictions, que les diffuseurs de second rang ne discernent plus, par pur parti-pris idéologique.

Ainsi, la réinvention de l’histoire, sous l’égide de la figure du « réfugié palestinien » constitue la pierre angulaire d’une guerre médiatique acculant l’Etat d’Israel à la position définitive de l’accusé.

Dans ce jeu d’ombre de la guerre des mots et des idées, Edward Saïd, intellectuel américain défenseur d’une thèse contestée sur l’orientalisme, et Mahmoud Darwich, poète auto-proclamé du « peuple palestinien », jouent le rôle de portes-parole apolitiques d’une mythologie impérialiste qui ne dit pas son non, où l’identité victimaire forgée de toute pièce devient par leur intermédiaire un instrument de contestation morale du droit à la liberté et à la souveraineté du peuple juif.

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Hilda Dajc : vérité et sens tragique du témoignage

VERITE ET SENS TRAGIQUE DU TEMOIGNAGE

LES LETTRES DE HILDA DAJC


Nous souhaitons publier ici le témoignage d’Hilda Dajč.

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Témoignage, sans doute le mot est-il sur un plan inexact, de prime abord. Car ses lettres n’avaient pas vocation à être publiées. Il ne s’agissait que d’une correspondance privée. Mais le contexte donne à ces lettres une toute autre valeur.
Parce qu’elles permettent de vivre de façon poignante le vécu -de l’intérieur- d’une jeune femme éduquée qui choisit d’aider les siens dans un camp crée par les nazis. Parce que la mort anonyme souhaitée par les nazis, qui avaient fait de l’éradication de toute présence juive, actuelle ou passée, en Europe, leur but ultime.
Processus funeste et assassin qui voulait sceller par le sang des victimes les autres peuples européens aux idéologies totalitaires.
Contrebalançant une certaine froideur des théories d’historiens, le témoignage est une trace laissée sans la volonté de l’abandonner, une trace qui est à la fois le garant de sa propre vérité et l’indice authentifiant les reconstructions opérées a posteriori.

Une trace complémentaire de celles que les survivants de l’Holocauste vont nous transmettre.

Face aux négateurs de tous bords, le sens tragique qui émane de ces lettres s’avère particulièrement émouvant, relatant quelques pages de la vie brisée d’une jeune femme intelligente que rien n’aurait dû conduire à cette fin terrible.
Et c’est aussi grâce à ces lettres qu’Hilda et tant d’autres, privés de sépulture et de dignité par leurs bourreaux, trouvent dans la lecture et dans la mémoire, ce respect qui leur est dû.
Un grand merci à Gilles Raphel pour faire connaître ce témoignage.

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Source : http://www.semlin.info/ © Copyright

Traduit de l’anglais par Gilles Raphel

Publié par : Lessakele et Aschkel.

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Une terre et des hommes : Israel – Pays pionnier 4/

UNE TERRE ET DES HOMMES

ISRAEL – PAYS PIONNIER

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QUATRIEME ET DERNIERE PARTIE


DU KINNERET A TEL AVIV EN PASSANT PAR HAIFA

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Ce voyage touche à sa fin.

Un voyage qui nous a conduit en Erets Yisra’el, et nous avons parcouru cette terre d’Israel depuis les sables de Tel Aviv naissante jusqu’aux Lumières de Yerushalayim, ville où convergent tous les regards du judaïsme.

Puis nous avons rejoint le Yarden jusqu’à Tsfat, découvrant les fermes que les pionniers ont bâties sur ces terres abandonnées.

Oui, nous avons découvert, comme les pionniers sionistes, que ce pays était misérable, abandonné, aride et rocailleux.

A chaque pas, nous avons foulé le sol de la tradition biblique.

Et en portant le regard dans les vallées et les collines, nous y avons vu une terre en friche, où chacune des pierres a été déplacée à la main par les pionniers sionistes, pour rendre à cette terre d’Israel toute sa fertilité.

Cette facette du sionisme apparaît si loin de tout ce qu’on peut entendre ici ou là. C’est pourtant la seule, celle qui a existé et celle qui a donné au futur Etat d’Israel ses fondations. De concrètes fondations faites de draînage de marécages et de défrichage de terres abandonnées par leurs propriétaires terriens de Damas ou de Beiruth.

Le sionisme est cette extraordinaire aventure de labeur et de liberté.

Loin des persécutions, des interdictions, et des pogroms, loin des ghettos et des mellahs, loin de l’oppression, loin de la haine et de la folie.

Un amour de la terre, du temps présent, de l’enracinement créatif.

Le sionisme est amour de la terre. Il naît de la beauté de la terre d’Israel que les pionniers allaient faire revivre.

Sinon, quelle force aurait pu animer ces femmes et ces hommes pour défricher ces terres à main nue et à la sueur de leur front ?

Le sionisme est amour de la liberté. Et suscite les convoitises… Mais laissons-là tous ces enragés qui ont fait le choix de la destruction…

Notre retour vers Tel Aviv passe par Tibériade, avant de nous rendre à Haifa et à la plaîne de Sharon.

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Une terre et des hommes : Israel – Pays pionnier /3

UNE TERRE ET DES HOMMES

ISRAEL – PAYS PIONNIER

DE JERUSALEM A SAFED-3

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La Terre d’Isra’el a été laissée à l’abandon jusqu’au retour des Juifs, à la faveur de l’époque moderne.

Courants religieux achkénazes, yéménites ou sépharades vont associer leurs aspirations communautaires avec les pionniers venant du monde ashkénaze et restaurer des villages, à partir de la seule mémoire et de la tradition, sans d’autre appui ponctuel que celui de philanthropes.

Ces terres ont été défrichées.

Chaque pierre de ces champs a été déplacée à la main.

Chaque parcelle a été rendue fertile par un labeur incessant et harassant.

Il est difficile de s’imaginer, aujourd’hui, la vie en quasi-autarcie, rude et ingrate, éreintante et magnifique, pour cette oeuvre laissée aux générations à venir.

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La renaissance juive est, à partir du 18e siècle, intellectuelle et religieuse.

Sur les ruines des errements de Shabbtaï Tsvi, le monde juif s’est progressivement reconstruit autour de la langue hébraïque (avec les premières revues publiées dès le milieu du 18e siècle, avant de connaître un essor fulgurant au 19e) , jusqu’à l’accomplissement dû à l’oeuvre exemplaire et passionnée de Eliezer ben Yehuda.

Une renaissance autour de la mémoire, avec une progressive prise de conscience de l’historicité de la vie juive (entamée par l’école de la Science du judaïsme à partir de 1822), jusqu’à la restauration politique sioniste, dont l’Etat d’Israel est l’incarnation.

Restauration culturelle et politique qui ne s’est pas faite sans difficulté, que ce soit avec les illusions de l’assimilation, ce renoncement identitaire qui, de façon tragique, n’a épargné aucune famille d’ascendance juive (car, selon les nazis, la judéité représente un facteur racial et non culturel).

Le monstre hideux de l’antisémitisme a trouvé, et trouve encore aujourd’hui de nouveaux prétextes, et son incessante résurgence est un appel à l’humanité toute entière à ne pas verser dans la barabarie, le non-sens, l’arbitraire et la déchéance.

La vie en Israel, dans cette terre chargée d’espoir s’est jouée aussi la restauration symbolique de toutes les émancipations, et restauration affirmée contre les négationnismes et contre l’oubli.

Une terre abandonnée qui, grâce à la détermination de ces femmes et de ces hommes, a retrouvé sa luminosité et son calme verdoyant, une conquête de tous les instants contre les destructions et les haines.

Et aujourd’hui, Tisha beAv, c’est à cette restauration que ce parcours dans erets yisra’el, entre le 19e et le 20e, voudrait rendre hommage.

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Une terre et des hommes : Israel pays pionnier -2

UNE TERRE ET DES HOMMES : ISRAEL – PAYS PIONNIER

DE TEL AVIV A JERUSALEM

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Parler d’occupation concernant la présence juive en Israel c’est de toute évidence une erreur historique, et un parti-pris idéologique marqué par la cécité et le mensonge.

Mais cela représente aussi une véritable injustice à l’égard de toutes celles et tous ceux qui ont accompli ce labeur harassant de défrichement et de construction. Parce quà leur arrivée, les pionniers n’ont trouvé qu’une terre aride, misérable, peuplée de quelques bourgades, et de bédouins itinérants à la recherche des sources et des maigres pâturages. Les yichouvim y demeurait dans des conditions précaires, tant à Jerusalem où ils étaient majoritaires qu’à Safed ou dans des petits villages de Samarie ou de Galilée.

Le pays tel que nous le connaissons aujourd’hui, accueillant, verdoyant, reboisé, avec ses villes et ses routes, a été  bâti de main d’homme, dans des conditions rudes, dans l’insécurité, mais avec une exemplaire détermination et une rare espérance.

Continuons notre découverte de cet esprit pionnier !

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Une terre et des hommes : Israel – pays pionnier

ISRAEL PAYS PIONNIER

L’histoire de l’Etat d’Israel est avant tout l’oeuvre de pionniers, d’hommes et de femmes qui sont partis de rien, et sur une terre aride, souvent insalubre, et misérable par des siècles d’abandon, qu’ils ont réussi à faire reverdir.

Des pages d’histoire généralement omises au profit d’une version idéologique qui n’a conduit qu’à plus de haine.

L’histoire de ses hommes et de ses femmes qui ont, de leur propre main, de leur propres efforts, et grâce à leur volonté et leur amour pour cette terre d’Israel, ont acquis, plus que quiconque, le droit à y vivre. Une terre ne porte pas de titre de propriété. Elle accueille celui qui a su se montrer digne du don de cette terre.

Et ce sont quelques pages de cette histoire d’à peine un siècle que cet article souhaite présenter.

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Le Golan : enjeu stratégique (2)

Le Golan est une des clés de l’existence de l’Etat d’Israel. Surplombant la vallée de la Houla et le lac de Tibériade  si importants dans l’histoire de l’aliyah morderne, et faisant face à la frontière libanaise, il a été l’instrument d’attaques incessantes des Syriens entre 1949 et 1967 (incursions de fedayin, bombardements de maisons, de fermes,…).

Son importance stratégique est aussi liée au contrôle de ses ressources en eau. La Jordanie et la Syrie ont déjà créé par le passé des barrages sur les rivières qui se jetaient dans le Jourdain (comme le Yarmouk) afin d’en priver les Israéliens. Qu’en serait-il d’une occupation syrienne sur le Golan ?

De surcroît, la région a été dans l’histoire plus longtemps israélienne que syrienne. Sa revendication est donc un prétexte pour maintenir l’état de guerre contre Israel. Quant à la population , elle y est pour moitié juive et pour moitié druze.

Après avoir proposé un regard cartographique sur les enjeux stratégiques du Golan, cet article propose un regard photographique sur cette même région.

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Martin Luther King et l’antisémitisme

Pendant la campagne pour les droits civiques aux Etats-Unis, le Paster Martin Luther King a été soutenu sans retenue par l’Anti-Defamation League dont la lutte contre la ségrégation et l’oppression antisémites ne pouvait que rejoindre celle de l’apôtre de l’égalité et de lanon-violence.

Loin de l’image habituelle d’Etats-Unis foncièrement philosémites, la réalité d’une lutte constante contre les préjugés, l’exclusion ou la violence à l’encontre des Juifs est une constante qui permet de saisir la compréhension mutuelle qui liait Martin Luther King et ceux qui combattent l’antisémitisme.

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Maabara : Les réfugiés juifs (Palestine – Israel)

Question : Quelle différence y a-t-il entre un réfugié juif et un réfugié arabe ?

L’un a été contraint de quitter sa maison, ses biens, sa terre par l’usage de la force, par la destruction et l’anéantissement.

L’autre a été déplacé de quelques kilomètres sous les ordres des chefs militaires arabes, le temps de détruire le foyer national juif autonome.

L’un n’a jamais obtenu de reconnaissance internationale.

L’autre dispose d’un statut particulier qu’aucun autre réfugié au monde n’oserait espérer, perdurant depuis plus de 60 ans, et absorbant plus de 1 md $ par an (2008) pour une gestion de 4 millions de bénéficiaires, quand 25 millions de réfugiés dans le monde ne disposent que de 1,5 md $ par an.

L’un a construit le pays dans lequel il vit, comptant sur sa seule volonté.

L’autre refuse tout effort pour quitter l’assistanat.

L’un a choisi de se conformer au droit international selon lequel un réfugié qui ne peut, au bout d’un an, retourner chez lui, doit s’installer et s’intégrer dans la société d’accueil.

L’autre s’efforce seulement de maintenir son statut privilégié, à la charge de la communauté internationale, dans le seul but idéologique de détruire l’Etat d’Israel souverain, légal et légitime.

En 1963, Israel a réussi le parti d’installer ses réfugiés sépharades et achkénazes, de Sdérot à Qyriat Shmona.

En 2009, la dénomination de « camp de réfugié palestinien » pour de véritables villes persiste par complaisance de la communauté internationale.

Pourtant, l’histoire des réfugiés juifs est évincée des livres d’histoire, au seul profit d’une vision borgne, partiale et injustifiée.

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Petit guide de propagande

Les médias ont une part essentielle de la formation de l’opinion publique. Leur usage peut contribuer à la démocratie ou participer à des propagandes incitant à la violence et à la haine. L’objectivité représente alors la condition principale d’une éthique journalistique. Mais quand le mot « objectivité » devient une arme au service des propagandes, cela a des effets dramatiques.

Petit guide de lecture des infos biaisées.

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Le Droit International entre Droit des minorités et Droit à l’auto-détermination: l’exemple israélien

L’indépendance israélienne fait encore débat aujourd’hui, après plus de 60 ans de réussite d’une société multiculturelle, et l’opinion commune considère généralement Israel comme responsable de l’impasse du « processus de paix » et principal obstacle à « l’autodétermination » des Palestiniens.

Le Président américain fait, curieusement, de l’instauration de deux Etats, dont l’un serait « purifié » de ses habitants juifs, la condition de l’apaisement régional et international.

Le paradoxe est que les droits revendiqués contre Israel en faveur des Palestiniens sont précisément ceux que les Juifs en Palestine mandataire réclamaient en vain et qu’ils n’ont finalement acquis de façon légale et légitime que sous l’impulsion du sionisme.

Le droit de la minorité juive en Palestine mandataire est-il équivalent à celui des Palestiniens aujourd’hui, comme certains l’entendent ?

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The Israel Project

The Israel Project est une organisation non gouvernementale et indépendante de l’Etat d’Israel, dont le but est de permettre une approche plus équilibrée dans les médias de la société israélienne ou du conflit au Proche-Orient.

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Dans cet objectif de ré-information, l’organisation propose non seulement la diffusion d’informations précises et vérifiées, mais aussi la mise en relation pour des professionnels, avec des membres du gouvernement ou des sources officielles.

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Document : Les institutions politiques de l’Etat d’Israel. Par Emile Najar. 1950

En 1950, Emile Najar, dans un style qui n’est pas encore soumis au diktat de l’antisionisme, décrit avec précision les conditions de naissance de l’Etat d’Israel. Ce professeur de droit démontre la légitimité et la légalité de l’Etat juif, mais rappelle  également un fait essentiel : la reconstruction de l’Etat juif ne doit rien aux autres, elle n’est pas le fruit d’une feuille de route, elle est l’oeuvre de la volonté du peuple juif de retrouver sa liberté.

Extraits.

Israel flags

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Les institutions politiques de l’Etat d’Israël

Emile Najar

Revue internationale de droit comparé, Année 1950, Volume 2, Numéro 2

p. 285 – 296

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