Theodor Herzl et l’émancipation de l’Afrique…

A l’heure des élections européennes, marquées notamment par la présence d’une liste ouvertement judéophobe,  j’aimerais citer celui qui est considéré comme le père du sionisme, ou pour être plus précis, du sionisme pragmatique, Theodor Herzl. Les détracteurs de l’existence d’Israel veulent forger de toute pièce l’image d’un sionisme assimilé au colonialisme. Voilà la réponse, avant  l’heure, de Herzl, il y a plus d’un siècle.

« Parmi le désespoir des peuples, qui, jusqu’à présent, est resté insoluble, et dont la tragédie ne peut être comprise pleinement  que par un Juif, il y a une autre question d’égale importance, celle de l’Afrique.

« Il suffit de se souvenir de tous ces épisodes terribles, l’esclavage d’êtres humains, qui, par le seul fait d’être noirs, étaient fait prisonniers, capturés, vendus comme du bétail. Leurs enfants ont grandi dans des pays qui leur étaient étrangers, ils étaient dénigrés, en butte à l’hostilité parce que leur couleur de peau était différente.

« Et bien que certains trouveront à y redire, j’affirme que lorsque j’aurai été témoin de la rédemption du peuple juif, de mon peuple, je ne pourrais alors que souhaiter  la rédemption des peuples d’Afrique. »

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MASHAV: Centre International de Coopération-Israel

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Israel n’est pas uniquement le foyer refuge du peuple juif. Le sionisme est également indissociablement un projet de partage spirituel et scientifique.

Le temps de la liberté, le temps des épreuves

Dès l’indépendance, confrontés au manque de ressources naturelles, et à un partage inégal des terres (le désert du Neguev constitue une grande partie du territorie alloué à Israel), les dirigeants israéliens ont décidé de faire du développement scientifique et technologique un des fondements de la reconstruction du pays après la guerre et les souffrances que les Juifs venaient de subir.

Pour David Ben Gourion,

« les principes d’aide mutuelle et d’équité devraient être le socle de toutes les relations internationales entre les peuples et doivent être la base de la solidarité entre tous les êtres humains, solidarité fraternelle dans tous les aspects de la vie, notamment sociale, scientifique, économique. »

La création de MASHAV

Au moment où les pays africains commencent à acquérir leur indépendance, il est clair que le modèle israélien de développement social, agricole, scientifique et humain peut aider les jeunes nations africaines à faire face aux défis posés par les problèmes de la santé, de l’éducation, de la malnutrition. À peine libérés du joug colonial, ces pays font face à l’impératif d’améliorer la qualité de vie des habitants de façon autonome et indépendante, à l’image du développement israélien. C’est à la suite de visites en Afrique de Golda Meir en 1958 que le Centre de Coopération Internationale (abrévié en hébreu en MASHAV) est créé.

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