Le terrorisme anti-israélien: persistance et continuités (2)

On entend souvent qu’Israel -les Juifs, ou les sionistes- devraient être exemplaires, ou, plutôt, devraient être plus exemplaires, plus patients, plus magnanimes, plus modérés… que leurs adversaires, qui ne prônent rien d’autre que la soumission et la destruction du peuple juif.

Ce statut à part serait, dit-on, le résultat du sacerdoce éternel que les Juifs doivent assumer: le peuple élu par D. pour porter la charge des 613 commandements. Ces mêmes principes d’essence religieuse qui fondent le sionisme. Si l’on accorde au peuple juif un statut à part, pourquoi ne pas lui associer son corollaire, à savoir son retour sur sa terre ? Si le peuple juif doit être exemplaire, pourquoi ne pas reconnaître qu’il est aussi cible constante du terrorisme depuis la restauration de la souveraineté juive qui participe de son exemplarité en tant que peuple élu pour porter les 613 mitsvot ? Devrait-il au nom de cette exemplarité oublier le sort des victimes et accorder aux assassins une légitimité qui ne saurait être accordée à quiconque ?

On entend souvent, également, qu’Israel -les Juifs, ou les sionistes- sont un peuple comme les autres, qu’il n’a pas plus de droit qu’un autre, et que finalement, la plupart des Juifs ne sont pas pratiquant et ne croient donc même pas à la promesse de D., donc celle de la terre d’Israel. Ceux qui invoquent ce principe de réciprocité, pourquoi ne l’appliquent-ils pas aussi à Israel dans son droit à l’existence et à la défense ?

Parce que le peuple juif devrait être exemplaire? Dans ce cas, laissez-le être exemplaire sur sa terre! Non? Parce que le peuple juif n’a pas plus de droit que d’autres sur cette terre, dites-vous? Alors accordez lui l’égalité que vous revendiquez pour d’autres!

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Le terrorisme anti-israélien: persistance et continuités (1)

Le sens de la légitime défense.

Le terrorisme consiste à cibler les habitants d’un pays de façon aléatoire et brutale dans le but d’obtenir un objectif psychologique, et non politique. Le terrorisme n’est pas une arme de guerre, il ne se justifie par rien, c’est uniquement un projet de destruction morale que le terroriste cherche à obtenir par l’assassinat indifférencié, injuste, atroce et répété.

Des fedayin armés par l’Egypte, la Syrie ou la Jordanie, à l’industrie de l’attentat (financement des familles de kamikazes, revente organisée des denrées livrées gratuitement pour les civils palestiniens par l’UNRWA,…), le terrorisme antijuif s’est, en soixante ans, contenté de modifier son discours de propagande : de la « reconquête » à la lutte contre l’ « occupation », seuls les mots (et les armes) ont changé, mais pas le projet, cette même constance dans la volonté de terroriser la population israélienne, les Juifs, principale cible, mais aussi les Arabes.

Une réalité que les jugeurs à gage ou les pseudo- défenseurs de « droits » de l’homme partiaux ne cessent à dessein de nier.

Le décompte des victimes (ne sont pas recensées les attaques anti-juives hors d’Israel, et certaines années, les données sont parcellaires, ce qui signifie que les attaques recensées dans cette liste sont toujours moins nombreuses qu’en réalité), ce décompte n’est pas une fin en soi.

Il a un intérêt historique : se faire une idée de l’intensité des attaques anti-israéliennes depuis l’indépendance.

Il a une raison d’être : l’oubli constant de toutes ces victimes au marché de la mauvaise conscience.

Et il a un but : montrer ce que signifie la légitime défense.

Nous espérons ainsi rappeler qu’il n’y a pas de jugement unilatéral valable : contrairement à ce que les médias laissent entendre, Israel ne pratique pas le terrorisme, Israel subit le terrorisme.

Cette réalité, se compte en milliers de victimes et de blessés.

Que D. leur accorde la paix.

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