L’oubli comme idéologie

Un épisode oublié de la guerre d’indépendance israélienne :

Le massacre du Gush Etsion, ou

L’oubli comme arme politique.

Les partisans du « camp de la paix » autoproclamé font de la « Cisjordanie » un territoire judenrein comme condition primordiale de la paix au Proche-Orient, accréditant ainsi l’idée d’une exclusion religieuse ou raciale comme condition sine qua non de tout accord de paix. Appliqué à l’Europe et aux populations allochtones (c’est-à-dire aux « immigrés »), un tel raisonnement est raciste. Appliqué à Israel, il se mue étrangement en logique d’émancipation…

le "danger sioniste"... Enfants de Kfar Etsion
le "danger sioniste"... Enfants de Kfar Etsion

Dans cet objectif, il importe de déterritorialiser tout vécu juif, d’en faire une entité abstraite déracinée, avec en prime un sens récurrent de l’omission volontaire.

Un exemple significatif du conflit de mémoire concerne les habitants du Gush Etsion.

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Réfugiés arabes, réfugiés juifs… (1)

Les « réfugiés » arabes : une invention ?...

Nous sommes depuis des années inondés par le flot ininterrompu de la litanie du malheur des « palestiniens » (comme s’il n’y avait pas dans le monde des situations autrement plus tragique et désespérées…) et par la non moins sempiternelle plainte venant des éternels réfugiés arabes (comme s’il n’était pas entretenu artificiellement par le monde arabe…).

Réfugiés, dites-vous ? Ceux qui ont parcouru parfois quelques kilomètres pour rejoindre les zones occupées par la Légion arabe en attendant la « libération » de la Palestine en 1948-49 ? Si l’on suit avec précision la définition du statut de réfugié de l’ONU, plus de soixante ans après, il ne devrait plus y en avoir beaucoup, leur descendants étant légalement exclu de ce statut. Et bien non, les statistiques augmentent à mesure que leur nombre réel diminue, c’est surtout un moyen de perpétuer le sursis du pays refuge des Juifs.

Déplacés, alors ? Immigrés ? Ré-émigrés ? Les termes sont polémiques, mais dans tous les cas, le mot « réfugié » n’est adéquat que dans le cas des Arabes et des Juifs ayant été forcés de quitter leur domicile et leur travail d’une expulsion ou de la guerre. Une responsabilité partagée, donc. Mais le « réfugié palestinien » dispose d’un statut à part : il doit rester ad vitam eternam un réfugié, mais un réfugié qui n’exige pas une compensation ou un retour à la vie normale. Qu’il soit interdit de dizaines de professions et interdit de liberté de domicile au Liban ne soulève aucune indignation chez les défenseurs des « réfugiés ». On ne lui demande pas de vivre comme il l’entend. C’est un réfugié utile. Une arme stratégique. Un réfugié qui vit à la charge des Nations Unies (et de son principal bailleur de fonds, les USA) et qui réclame l’expulsion des juifs.

En clair, un pseudo-réfugié qui veut voir des réfugiés (tels que les sépharades expulsés du monde arabe) devenir de véritables sans-refuge…

Réfugiés juifs fuyant la Judée occupée par la Légion arabe. 1948
Réfugiés juifs fuyant la Judée occupée par la Légion arabe. 1948

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