Les Palestiniens face à leur histoire: la responsabilité du Haut Comité Arabe dans l’exode des Arabes de Haifa

Les Palestiniens face à leur histoire: la responsabilité du Haut Comité Arabe dans l’exode des Arabes de Haifa

Article paru en 2011 pour aschkel.info.

A l’heure où le boycott fanatique et moralement cynique envers les Juifs est à l’ordre du jour, en raison d’une supposée faute morale (la privation du droit légitime à un Etat sur leur terre ancestrale dont « ils » ont été chassés), il est plus que nécessaire de rappeler les responsabilités réelles dans le déplacement des populations arabes entre 1947-49 qui incombent de façon dramatique et pour une large part aux seules autorités politiques arabes, persuadés du dénouement sanglant et du règlement définitif du jeune Etat juif. Lâcheté des élites aisées, abandon de leur concitoyens par manque évident de cohésion en raison des clivages de la société arabe d’immigration récente, calcul politique des dirigeants du Haut comité arabe en espérant gagner un soutien massif en sa faveur par l’afflux de déplacés aux frontières des Etats voisins, refus idéologique enfin de voir une coexistence pacifique judéo-arabe et catégorique refus religieux de voir réfutée dans les faits la dhimmitude sanctionnée par la foi.

Les causes sont multiples, et on pourrait ajouter la surprise de voir les pionniers juifs associés aux survivants de la Shoah se battre pour leur survie, là où l’imaginaire collectif musulman ne pouvait concevoir les Juifs que sous les traits d’un peuple vaincu et éploré par son sort. Cet article entend rappeler, en convoquant le déroulement des faits, et en particulier les journées décisives des 21 et 22 avril 1948, où fut décidé par les autorités arabes le départ sous la surveillance britannique de l’essentiel de la population arabe restante de Haïfa. Nous avons également constaté que des sites pro-palestiniens utilisent des photos, notamment celle du port de Haïfa, pour « prouver » l’expulsion manu militari…quand le soldat en faction est britannique. Les légendes sont quasi systématiquement tronquées ou truquées, dans le seul but d’alimenter une idéologie de haine, qui doit être dévoilée dans sa crudité et son obscénité au regard du sort de tant de victimes réelles dans le monde.

Petit rappel des faits:

  1. La population arabe de Haifa est passée d’environ 60 000 habitants en 1947 à environ 3 000 en 1948.
  2. Plus de la moitié ont quitté la ville à partir de novembre 1947, soit environ six mois avant la prise de contrôle de la ville par la Haganah.
  3. Les représentants locaux du Haut Comité Arabe ont exigé l’organisation par les Britanniques du départ volontaire de la population arabe restante (environ 20 000 habitants) les 21-22 avril 1948 sur instruction explicite du Comité Arabe établi au Caire.
  4. Les autorités juives ont appelé sans relâche la population arabe à rester car la coexistence impliquait la reconnaissance et la légitimité du projet sioniste.
  5. Les autorités arabes sont responsables de l’exode des Arabes déplacés originaires de Haifa, ce qui discrédite l’accusation de nettoyage ethnique.

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Réfugiés arabes, réfugiés juifs… (1)

Les « réfugiés » arabes : une invention ?...

Nous sommes depuis des années inondés par le flot ininterrompu de la litanie du malheur des « palestiniens » (comme s’il n’y avait pas dans le monde des situations autrement plus tragique et désespérées…) et par la non moins sempiternelle plainte venant des éternels réfugiés arabes (comme s’il n’était pas entretenu artificiellement par le monde arabe…).

Réfugiés, dites-vous ? Ceux qui ont parcouru parfois quelques kilomètres pour rejoindre les zones occupées par la Légion arabe en attendant la « libération » de la Palestine en 1948-49 ? Si l’on suit avec précision la définition du statut de réfugié de l’ONU, plus de soixante ans après, il ne devrait plus y en avoir beaucoup, leur descendants étant légalement exclu de ce statut. Et bien non, les statistiques augmentent à mesure que leur nombre réel diminue, c’est surtout un moyen de perpétuer le sursis du pays refuge des Juifs.

Déplacés, alors ? Immigrés ? Ré-émigrés ? Les termes sont polémiques, mais dans tous les cas, le mot « réfugié » n’est adéquat que dans le cas des Arabes et des Juifs ayant été forcés de quitter leur domicile et leur travail d’une expulsion ou de la guerre. Une responsabilité partagée, donc. Mais le « réfugié palestinien » dispose d’un statut à part : il doit rester ad vitam eternam un réfugié, mais un réfugié qui n’exige pas une compensation ou un retour à la vie normale. Qu’il soit interdit de dizaines de professions et interdit de liberté de domicile au Liban ne soulève aucune indignation chez les défenseurs des « réfugiés ». On ne lui demande pas de vivre comme il l’entend. C’est un réfugié utile. Une arme stratégique. Un réfugié qui vit à la charge des Nations Unies (et de son principal bailleur de fonds, les USA) et qui réclame l’expulsion des juifs.

En clair, un pseudo-réfugié qui veut voir des réfugiés (tels que les sépharades expulsés du monde arabe) devenir de véritables sans-refuge…

Réfugiés juifs fuyant la Judée occupée par la Légion arabe. 1948
Réfugiés juifs fuyant la Judée occupée par la Légion arabe. 1948

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Jerusalem 1948: l’expulsion des Juifs par les troupes arabes

1948-a_-rabbi-sepharade-tentant-de-negocier-la-reddition-des-juifs-de-jerusalem_-juin-48
Un Rabbi sépharade de Jerusalem supplie de négocier le départ des Juifs dans les parties occupées par la Légion arabe
1948-b_-deux-rabbins-attendant-une-audience-aupres-des-autorites-militaires-arabes-pour-obtenir-la-survie-des-juifs-de-jerusalem
Dans l'attente d'une audience aurpès des autorités militaires arabes à Jérusalem
1948-c_-prisonniers-juifs-escortes-par-des-troupes-arabes-avant-leur-jugement_-juin-48
Prisonniers juifs escortés par les troupes arabes avant leur jugement
1948-d_-prisonniers-juifs-dans-lattente-de-leur-sentence
Prisonniers juifs dans l'attente du verdict
1948-e_-employes-de-la-croix-rouge-aidant-les-refugies-juifs_-jerusalem_-j-phillips
Des employées de la Croix Rouge aident les réfugiés juifs
1948-f_-familles-juives-attendant-devant-leurs-maisons-leur-evacuation-_juin-48
Familles juives attendant devant leurs maisons leur évacuation
La même rue mise à sac par les arabes
La même rue mise à sac par les arabes
1948-h_-incendie-des-quartiers-juifs-de-jerusalem-par-les-troupes-arabes_-le-regard-effraye-de-rachel-levy-7-ans-_28-mai-1948_-photo-john-phillips
Incendie des quartiers juifs par les troupes arabes. Au premier plan, la petite Rachel Levy, 7 ans.
1948-i_-les-destructions-causees-par-les-troupes-arabes-provoquent-la-fuite-des-juifs-de-jerusalem-par-la-porte-de-sion-_juin-48
Les destructions causées par les troupes arabes provoquent la fuite des Juifs de Jérusalem par la Porte de Sion
1948-j_-familles-juives-expulsees-de-jerusalem-_juin-48
Familles juives expulsées de Jerusalem
1948-k_-expulsion-des-habitants-juifs-de-jerusalem-occupee-par-la-legion-arabe_-juin48
L'expulsion des habitants juifs menée par les soldats de la Légion arabe

1948-l_-refugies-juifs-fuyant-jerusalem_-jphillips
Réfugiés juifs de Jérusalem
1948-m_-destruction-du-quartier-juif-de-jerusalem-a-la-dynamite
La destruction des quartiers juifs de Jerusalem à la dynamite lors de l'annexion de Jerusalem par la Légion arabe
1948-n_-destruction-du-quartier-juif-a-la-dynamite-21
La destruction des quartiers juifs de Jerusalem
Photos John Phlilips, Jérusalem, juin 1948 (photo représentant Rachel Lévy, 28 mai 1948)