Au coeur du système Arafat

Article original publié en 2012 sur israel-flash.com.

Il est pathétique de voir en 2015 le Potus ou Fabius s’archarner à vouloir « garantir » la paix au Proche-Orient en dépeçant le territoire israélien au profit d’une organisation pseudo-étatique qui a pour seul et unique légitimité l’anéantissement ultime de l’Etat juif. Ce même scandaleux Fabius qui hystériquement entend faire de la paix un futur casus belli au coeur même d’Israel, au nom de son « angoisse » de se réveiller un jour en pensant à une nouvelle guerre à Gaza, sous entendu, à un nouveau « carnage », quelle écoeurante hypocrisie quand la responsabilité incombe à la militarisation à outrance des organisations paramilitaires arabes (Hamas, Hezbollah) et à son soutien occidental (puissance gazière du Qatar oblige)! Et quelle ignoble souci moral, quand il ferme obstinément les yeux sur les méfaits autrement plus dévastateurs de la politique française au Rwanda, au Congo et plus généralement de la prédation économique française en Afrique?

L’enjeu électoral est évident: la solidarité envers « les palestiniens » est celle du pleutre qui calcule bassement le rôle de faiseurs de roi dont dispose l’électorat musulman. Quitte à insinuer que les Israéliens commettent des massacres, et bien sûr, qu’ils privent les Arabes d’un Etat, de la paix et du bonheur par leur simple existence. Mais de quel Etat s’agit-il? De l’Autorité Palestinienne? De sa cohorte de « fonctionnaires » qui permettent de réclamer de façon menaçante aux bailleurs de fonds occidentaux l’assistanat à perpétuité en accusant Israel? Du financement des terroristes ayant du sang sur les mains et emprisonnés? De leur famille? De la répression policière envers les opposants politiques au « président » Abu Mazen. Ce n’est qu’un exemple de dysfonctionnement évident de la fameuse solidarité qui masque en réalité le soutien docile de l’Europe et d’une certaine élite à l’égard du projet de l’O.C.I. Mais fermer les yeux sur ce système construit par le « prix Nobel » Arafat en violation de tous ses engagements, reviendrait à admettre que l’Autorité Palestinienne ne tient qu’en raison du soutien israélien, son impopularité due à sa corruption et sa répression l’entretient dans une surenchère de propagande antijuive qui assoit la légitimité du projet du Hamas, sur le point de prendre le pouvoir: la mascarade à propos du « partenaire pour la paix » tient à un fil. Il faut donc forcer l’Etat juif avant que les masques tombent et que la guerre ne reprennent, cette fois-ci de l’attaque du Hamas et de ses alliés. Ce sera la fin du discours moralisateur et la révélation des compromissions politiques: ce que les Fabius et autres escrocs veulent éviter à tout prix.


Parmi les idées toutes faites concernant le conflit au Proche-Orient, on lit très souvent qu’Israël aurait favorisé l’installation du Hamas, endossant le rôle caricatural du belligérant manipulateur à l’origine de la division dans la direction palestinienne.

En même temps, c’est précisément à la demande du Fatah et sur la base de renseignement de ce dernier que Tsahal contient l’essor des mouvements djihadistes et radicaux en Judée-Samarie.

De façon similaire et systématique, les médias occidentaux continuent d’inventer de toute pièce une réalité qui n’existe que sur le papier en  présentant tant le  Hamas que le Fatah jusqu’en 2006 comme représentent un gouvernement « démocratiquement élu », disposant d’une légitimité quasi étatique et censée incarner l’ensemble des intérêts collectifs de la société arabe.

De ce fait, même le Hamas qui appelle dans ses statuts à la guerre et à la destruction de son adversaire Juif serait adoubé par ce discours au rang d’interlocuteur légitime du « processus de paix ».

Un troisième lieu commun des médias occidentaux résident dans leur acharnement à mettre de côté la stratégie belliciste de conquête de tous les acteurs politiques arabes comme le prouve le réarmement sous égide américain (Fatah) ou iranien (Hamas) ainsi que le silence obstiné à l’égard de la propagande outrancière, incitation à la violence antijuive, diffusion d’informations volontairement mensongères…, tout en exigeant d’Israël, systématiquement présenté sous un jour négatif et violent, une stratégie illusoire et fatale de concession.

Nous proposons dans ce dossier de revenir sur les années 1993-1995 où s’est cristallisée cette schizophrénie médiatique, où le mantra du « processus de paix » a rendu possible tous les errements déontologiques et entériné l’idéologisation du discours sur le conflit proche-oriental et cautionné la radicalisation de larges franges de la population à l’égard d’Israël, à tel point que ce petit pays serait une menace pour la paix mondiale.

En nous plongeant dans les toutes premières années de pouvoir d’Arafat dans les territoires censés devenir un « Etat palestinien », nous pourrons voir avec une étonnante précision comment l’OLP a mis en place au vu et au su de toutes les chancelleries un système politico-répressif combiné à un pouvoir personnel dictatorial centré autour d’Arafat.

Confronté à ses illusions et à la réalité guerrière du pouvoir d’Arafat, l’Etat d’Israël s’est rapidement retrouvé dans une position intenable:

–          soit il dénonçait la militarisation de l’OLP et le règne de la terreur qu’il instaure dans les territoires et en dehors (les attentats contre les civils juifs commencent dès 1994!), au risque de se voir accusé de saborder un processus de paix que l’OLP avait déjà anéanti dans les actes.

–          Soit Israël, sous la pression occidentale, laissait carte blanche à l’OLP, en application des accords secrets de Rome, pour juguler les mouvements islamistes et gauchistes, tout en cautionnant et soutenant de facto un régime anti-démocratique dont la vocation à terme, conformément aux statuts du Fatah restait la destruction de l’Etat juif!

La responsabilité du fiasco monumental et de la supercherie médiatique que représente le Processus de paix, incombe certes aux dirigeants israéliens, influencés notamment par les idéologues révisionnistes de gauche, mais surtout aux puissances occidentales qui, par calcul mesquin ou pusillanimité, ont préféré miser sur Arafat, escroc notoire et autocrate sans vergogne, quitte à  sacrifier le pluralisme de la société arabe de Cisjordanie/Judée-Samarie depuis 1967 (liberté de presse,…), et à soutenir l’endoctrinement de la société arabe dans une culture de la haine.

Nous aboutissons rapidement à l’organisation d’une mise au pas médiatique, calibrée sur les pratiques d’Arafat, et uniformisant les discours (« processus de paix », « paix contre les territoires », « autorité palestinienne », « gouvernement démocratiquement élu »,…)

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Le terrorisme anti-israélien: persistance et continuités (3)

Le phénomène terroriste ne peut être réduit à une confrontation entre idéologies. Comme le soulignait le penseur allemand Kant dès la fin du XVIIIe, il arrive souvent qu’en théorie tout semble limpide, mais qu’en pratique, cela ne fonctionne pas. La diversité des points de vue, la complexité des contextes politiques, culturels ou sociaux, ou l’acceptation de la différence ont tendance à abandonner le terrain face aux réductions intempestives, que nous assènent les médias.

Le terrorisme a pour but la déshumanisation des individus visés. Il n’est pas une réaction face à une situation ressentie comme injuste, il est ô combien impératif de le rappeler dans une époque de raidissement des idéologies et de banalisation de la violence, ce que Hannah Arendt aurait appelé la banalisation du mal, c’est-à-dire la perte du sentiment de révolte face à l’injustice subie par son prochain. C’est la suspension radicale du principe de réciprocité.

A un non-juif qui souhaitait se convertir et apprendre la Loi rapidement, Hillel répondit: Ne fais pas à ton prochain ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse. Tout le reste n’est que commentaire. (Traité Shabbat 31a).

« Ces gens qui se font sauter, le font pour des raisons qu’un être humain normal ne peut comprendre. Qui peut comprendre que vous tuez des femmes et des enfants pour rien ? »

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Le terrorisme anti-israélien: persistance et continuités (2)

On entend souvent qu’Israel -les Juifs, ou les sionistes- devraient être exemplaires, ou, plutôt, devraient être plus exemplaires, plus patients, plus magnanimes, plus modérés… que leurs adversaires, qui ne prônent rien d’autre que la soumission et la destruction du peuple juif.

Ce statut à part serait, dit-on, le résultat du sacerdoce éternel que les Juifs doivent assumer: le peuple élu par D. pour porter la charge des 613 commandements. Ces mêmes principes d’essence religieuse qui fondent le sionisme. Si l’on accorde au peuple juif un statut à part, pourquoi ne pas lui associer son corollaire, à savoir son retour sur sa terre ? Si le peuple juif doit être exemplaire, pourquoi ne pas reconnaître qu’il est aussi cible constante du terrorisme depuis la restauration de la souveraineté juive qui participe de son exemplarité en tant que peuple élu pour porter les 613 mitsvot ? Devrait-il au nom de cette exemplarité oublier le sort des victimes et accorder aux assassins une légitimité qui ne saurait être accordée à quiconque ?

On entend souvent, également, qu’Israel -les Juifs, ou les sionistes- sont un peuple comme les autres, qu’il n’a pas plus de droit qu’un autre, et que finalement, la plupart des Juifs ne sont pas pratiquant et ne croient donc même pas à la promesse de D., donc celle de la terre d’Israel. Ceux qui invoquent ce principe de réciprocité, pourquoi ne l’appliquent-ils pas aussi à Israel dans son droit à l’existence et à la défense ?

Parce que le peuple juif devrait être exemplaire? Dans ce cas, laissez-le être exemplaire sur sa terre! Non? Parce que le peuple juif n’a pas plus de droit que d’autres sur cette terre, dites-vous? Alors accordez lui l’égalité que vous revendiquez pour d’autres!

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Le terrorisme anti-israélien: persistance et continuités (1)

Le sens de la légitime défense.

Le terrorisme consiste à cibler les habitants d’un pays de façon aléatoire et brutale dans le but d’obtenir un objectif psychologique, et non politique. Le terrorisme n’est pas une arme de guerre, il ne se justifie par rien, c’est uniquement un projet de destruction morale que le terroriste cherche à obtenir par l’assassinat indifférencié, injuste, atroce et répété.

Des fedayin armés par l’Egypte, la Syrie ou la Jordanie, à l’industrie de l’attentat (financement des familles de kamikazes, revente organisée des denrées livrées gratuitement pour les civils palestiniens par l’UNRWA,…), le terrorisme antijuif s’est, en soixante ans, contenté de modifier son discours de propagande : de la « reconquête » à la lutte contre l’ « occupation », seuls les mots (et les armes) ont changé, mais pas le projet, cette même constance dans la volonté de terroriser la population israélienne, les Juifs, principale cible, mais aussi les Arabes.

Une réalité que les jugeurs à gage ou les pseudo- défenseurs de « droits » de l’homme partiaux ne cessent à dessein de nier.

Le décompte des victimes (ne sont pas recensées les attaques anti-juives hors d’Israel, et certaines années, les données sont parcellaires, ce qui signifie que les attaques recensées dans cette liste sont toujours moins nombreuses qu’en réalité), ce décompte n’est pas une fin en soi.

Il a un intérêt historique : se faire une idée de l’intensité des attaques anti-israéliennes depuis l’indépendance.

Il a une raison d’être : l’oubli constant de toutes ces victimes au marché de la mauvaise conscience.

Et il a un but : montrer ce que signifie la légitime défense.

Nous espérons ainsi rappeler qu’il n’y a pas de jugement unilatéral valable : contrairement à ce que les médias laissent entendre, Israel ne pratique pas le terrorisme, Israel subit le terrorisme.

Cette réalité, se compte en milliers de victimes et de blessés.

Que D. leur accorde la paix.

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