Sur le chemin de la liberté – Israel 1947-1949 – II.4 La reconnaissance internationale

Sur le chemin de la liberté


Israel 1947 – 1949


par Sacha Bergheim

II

La restauration politique.


IV La reconnaissance internationale du droit à l’autodétermination juive : 1947-1948


AVIS: La publication complète ou partielle de l’article est soumise à l’autorisation préalable de l’auteur (contacter aschkel.info ou à-contre-courant).


L’UNSCOP.

La Commission Spéciale des Nations Unis pour la Palestine, formée le 13 mai 1947, est composée de onze pays (l’Australie, le Canada, la Tchécoslovaquie, le Guatemala, l’Inde, l’Iran, les Pays-Bas, le Pérou, l’Uruguay et la Yougoslavie), sous la présidence du suédois Emil Sandström.

Dr Enrique Fabregat, représentant l'Uruguay à l'UNSCOP - Photo Pinn Hans 14 juin 1947 Jerusalem

Dr Emi Sanström, représentant la Suède et Karl Lisicky, représentant la Tchécoslovaquie, membres de l'UNSCOP, arrivant à Jerusalem le 14 juin 1947 - Photo Pinn Hans
Dr Emi Sanström, représentant la Suède et Karl Lisicky, représentant la Tchécoslovaquie, membres de l'UNSCOP, arrivant à Jerusalem le 14 juin 1947 - Photo Pinn Hans

Membres de l'UNSCOP lors d'une sessions à l'YMCA de Jérusalem - 08 juillet 1947
Membres de l'UNSCOP lors d'une sessions à l'YMCA de Jérusalem - 08 juillet 1947
L'audition de Ben Gourion par les membres de l'UNSCOP (boycottée par les leaders arabes) - Jérusalem YMCA, 04 juillet 1947

Elle s’est rendue de Juin à Septembre de la même année en Palestine mandataire. Siégeant à Jérusalem, elle est d’emblée boycottée par le Comité supérieur arabe qui lui notifie sa décision le 10 juillet 1947. Décision symptomatique de deux éléments : l’ingérence des pays arabes voisins qui imposent le mufti al Husseini de retour de l’Allemagne nazie avec l’aide française, aux dépens de toute représentation locale arabe, d’une part, et, de facto le refus catégorique récurrent des dirigeants arabes d’un compromis, ne serait-ce que sous la forme d’une fédération, d’autre part.

En aucun cas, le travail de l’UNSCOP ne peut être vu comme l’enregistrement des décisions des grandes puissances favorables à la partition. Au contraire, des pays comme l’Inde, profondément marqués par les épreuves sanglantes de la partition, s’opposent d’emblée à tout solution non unitaire.

Lire la Suite

Publicités

Sur le chemin de la liberté – Israel 1947-1949 II.1

SUR LE CHEMIN DE LA LIBERTE


ISRAEL 1947 – 1949

__________________

II

La restauration politique juive

__________________________

II.1

Le nationalisme religieux arabe

et la présence juive sous le mandat britannique

AVIS:La publication complète ou partielle de l’article et/ou des cartes est soumise à l’autorisation préalable de l’auteur (contacter aschkel.info ou à-contre-courant).

En environ un siècle de présence juive en Palestine, entre les progroms de Damas de 1840 et l’instauration du Mandat Britannique, le statut discriminant de dhimmi – sous l’égide du Califat ottoman – est remplacé sous l’égide d’une tutelle britannique partagée entre la reconnaissance politique des minorités juives (dans la lignée de la Déclaration Balfour) et les intérêts stratégiques d’une alliance avec les élites arabes (dans la lignée de la correspondance entre McMahon et le Chérif Hussein).

L’histoire moderne du Proche-Orient – et de ce fait incluant, Israel – peut être comprise comme les différentes formes politiques et religieuses que va prendre le rejet de la tutelle occidentale après le désenchantement consécutif à la libération du monde arabe contre la domination turque.

En ce sens, la confrontation entre Juifs et Arabes ne représente qu’un épisode d’une reconquista arabe, vieille de plusieurs siècles, et visant la retour d’une hégémonie théologico-politique musulmane sur le modèle de celle qui aurait existé du vécu du prophète et des quatre premiers califes. Il s’agit ainsi du retour de l’islam comme puissance expansionniste dans lequel la guerre acharnée contre Israel constitue d’une certaine façon la clé de voûte et l’étape initiale d’une revanche impérialiste et multiforme envers l’Occident, comme le montrent clairement les appels des dirigeants arabes à une future conquête de l’Europe par la démographie.

Lire la Suite