Le terrorisme anti-israélien: persistance et continuités (3)

Le phénomène terroriste ne peut être réduit à une confrontation entre idéologies. Comme le soulignait le penseur allemand Kant dès la fin du XVIIIe, il arrive souvent qu’en théorie tout semble limpide, mais qu’en pratique, cela ne fonctionne pas. La diversité des points de vue, la complexité des contextes politiques, culturels ou sociaux, ou l’acceptation de la différence ont tendance à abandonner le terrain face aux réductions intempestives, que nous assènent les médias.

Le terrorisme a pour but la déshumanisation des individus visés. Il n’est pas une réaction face à une situation ressentie comme injuste, il est ô combien impératif de le rappeler dans une époque de raidissement des idéologies et de banalisation de la violence, ce que Hannah Arendt aurait appelé la banalisation du mal, c’est-à-dire la perte du sentiment de révolte face à l’injustice subie par son prochain. C’est la suspension radicale du principe de réciprocité.

A un non-juif qui souhaitait se convertir et apprendre la Loi rapidement, Hillel répondit: Ne fais pas à ton prochain ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse. Tout le reste n’est que commentaire. (Traité Shabbat 31a).

« Ces gens qui se font sauter, le font pour des raisons qu’un être humain normal ne peut comprendre. Qui peut comprendre que vous tuez des femmes et des enfants pour rien ? »

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Le terrorisme anti-israélien: persistance et continuités (2)

On entend souvent qu’Israel -les Juifs, ou les sionistes- devraient être exemplaires, ou, plutôt, devraient être plus exemplaires, plus patients, plus magnanimes, plus modérés… que leurs adversaires, qui ne prônent rien d’autre que la soumission et la destruction du peuple juif.

Ce statut à part serait, dit-on, le résultat du sacerdoce éternel que les Juifs doivent assumer: le peuple élu par D. pour porter la charge des 613 commandements. Ces mêmes principes d’essence religieuse qui fondent le sionisme. Si l’on accorde au peuple juif un statut à part, pourquoi ne pas lui associer son corollaire, à savoir son retour sur sa terre ? Si le peuple juif doit être exemplaire, pourquoi ne pas reconnaître qu’il est aussi cible constante du terrorisme depuis la restauration de la souveraineté juive qui participe de son exemplarité en tant que peuple élu pour porter les 613 mitsvot ? Devrait-il au nom de cette exemplarité oublier le sort des victimes et accorder aux assassins une légitimité qui ne saurait être accordée à quiconque ?

On entend souvent, également, qu’Israel -les Juifs, ou les sionistes- sont un peuple comme les autres, qu’il n’a pas plus de droit qu’un autre, et que finalement, la plupart des Juifs ne sont pas pratiquant et ne croient donc même pas à la promesse de D., donc celle de la terre d’Israel. Ceux qui invoquent ce principe de réciprocité, pourquoi ne l’appliquent-ils pas aussi à Israel dans son droit à l’existence et à la défense ?

Parce que le peuple juif devrait être exemplaire? Dans ce cas, laissez-le être exemplaire sur sa terre! Non? Parce que le peuple juif n’a pas plus de droit que d’autres sur cette terre, dites-vous? Alors accordez lui l’égalité que vous revendiquez pour d’autres!

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Le terrorisme anti-israélien: persistance et continuités (1)

Le sens de la légitime défense.

Le terrorisme consiste à cibler les habitants d’un pays de façon aléatoire et brutale dans le but d’obtenir un objectif psychologique, et non politique. Le terrorisme n’est pas une arme de guerre, il ne se justifie par rien, c’est uniquement un projet de destruction morale que le terroriste cherche à obtenir par l’assassinat indifférencié, injuste, atroce et répété.

Des fedayin armés par l’Egypte, la Syrie ou la Jordanie, à l’industrie de l’attentat (financement des familles de kamikazes, revente organisée des denrées livrées gratuitement pour les civils palestiniens par l’UNRWA,…), le terrorisme antijuif s’est, en soixante ans, contenté de modifier son discours de propagande : de la « reconquête » à la lutte contre l’ « occupation », seuls les mots (et les armes) ont changé, mais pas le projet, cette même constance dans la volonté de terroriser la population israélienne, les Juifs, principale cible, mais aussi les Arabes.

Une réalité que les jugeurs à gage ou les pseudo- défenseurs de « droits » de l’homme partiaux ne cessent à dessein de nier.

Le décompte des victimes (ne sont pas recensées les attaques anti-juives hors d’Israel, et certaines années, les données sont parcellaires, ce qui signifie que les attaques recensées dans cette liste sont toujours moins nombreuses qu’en réalité), ce décompte n’est pas une fin en soi.

Il a un intérêt historique : se faire une idée de l’intensité des attaques anti-israéliennes depuis l’indépendance.

Il a une raison d’être : l’oubli constant de toutes ces victimes au marché de la mauvaise conscience.

Et il a un but : montrer ce que signifie la légitime défense.

Nous espérons ainsi rappeler qu’il n’y a pas de jugement unilatéral valable : contrairement à ce que les médias laissent entendre, Israel ne pratique pas le terrorisme, Israel subit le terrorisme.

Cette réalité, se compte en milliers de victimes et de blessés.

Que D. leur accorde la paix.

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Sderot – Israel

Une réalité que peu de gens en Europe connaissent. Et pour cause, cette vidéo de 2007 montre que dans le conflit israélo-arabe, les réponses manichéennes, avec les « bons palestiniens armés de pierres » et les « méchants sionistes armés de tanks », ne collent pas à la réalité.

Magen David Adom est l’équivalent de la Croix Rouge en France. Créé au début des années 1930, il est depuis le 12 Juillet 1950 le service d’urgence en Israel.

Dès 1949, l’organisation israélienne souhaite intégrer le Mouvement International de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge. Pour des raisons politiques, son entrée lui ait refusée, et il faudra attendre 2006 pour que le Magen David Adom devienne membre de plein droit, en même temps que le Croissant Rouge palestinien, né quant à lui en 1968 à Damas.
Site officiel de Magen David Adom France